EDF n'est pas un casino
Le gouvernement a évité un fiasco lourd de conséquences. Se réjouissant
en fanfare d'avoir séduit cinq millions de Français qui s'étaient
portés acquéreurs d'actions EDF à 32 euros, et d'avoir ainsi
reconstruit un "actionnariat populaire", il a failli voir le cours du
titre s'effondrer, lundi 21 novembre, au premier jour de la cotation en
Bourse. Le prix menaçait de partir à la baisse sous l'avalanche de
préordres de vente de petits porteurs qui voulaient réaliser une
plus-value d'entrée de jeu, et il n'a été maintenu que grâce à l'achat
massif de titres par les banques émettrices. L'action EDF a été cotée
32 euros à la fermeture. Gain nul.