5 mars, 2003


Je me demande ce que Marc-Olivier en pense, lui qui termine son CEGEP et entrera à l'université l'automne prochain... Très engagé en basketball il poursuivra, soit à Laval ou encore à l'UQAM, qui vient d'engager une coach pour sa nouvelle équipe. Sollicité par les deux universités, il a le choix ! J'ai moi-même eu un peu cette réaction de Mario en entendant qu'on ajoutait des heures d'éduc...

J'aimerais bien savoir ce que Robert lui dirait, sachant qu'il ira quand même en éducation physique...  

Plus d'éducation physique. Je serais supposé me réjouir de cette nouvelle. J'en ai le goût par surcroît. Il m'est arrivé souvent de déplorer le peu de cas fait à l'éducation physique dans les écoles. La balle est maintenant dans le camp des éducateurs physiques eux-mêmes ! Car cette opportunité (traversons tout de même les élections, on ne sait jamais !) vaudra aux facultés et départements d'éducation physique bon nombre de nouvelles admissions. Vont-elles en profiter pour saisir la balle au bond et faire naître de véritables professionnels moins amuseurs, moins gros bras, plus éducateurs et plus école... Je suis amer parfois de ma... [Mario, tout de go...]

Je ne peux laisser passer ce billet sans commenter. Moi aussi j'ai débuté en éducation physique. Non dans les écoles mais comme entraîneur. Passionné, amoureux de plein air, dévoué envers les jeunes. J'y ai consacré plus de 15 années de carrière à de misérables salaires, espérant contre toute attente voir venir le jour où le credo des bienfaits de l'activité physique pour la santé saurait conférer aux professionnels de ce domaine la crédibilité et le statut professionnel qu'ils sont en droit d'attendre.

Malheureusement, de bénévolat en organismes à but non lucratif, de subventions en coupures, j'ai finalement réalisé que le rôle de l'éducateur physique ne sera jamais pris au sérieux. Pas tout à fait un enseignant, certainement peu considéré d'un point de vue professionnel, l'éducateur physique et sa profession paient aujourd'hui pour s'être placé sous la houlette gouvernementale et s'être contenté de commandites et subventions. La profession paie aussi pour le myopisme outrant des décideurs publics qui ne savent reconnaître les vertus d'un esprit sain dans un corps sain, ne serait-ce qu'à titre de prévention en matière de santé.

Ouf! Ça fait du bien! N'empêche que si mon fils voulait se diriger en activité physique, je ferais mon possible pour l'en décourager. Car j'en suis venu à croire que le domaine, tel qu'on le connaît maintenant, n'a aucun espoir d'avenir. Navré Mario. [Co-construction des savoirs à IDITAE]

En tout cas... c'est en fin de semaine la finale du basket collégial, au collège Édouard-Montpetit... Et l'équipe de Marc a terminé l'année en première position !


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