Pourquoi un carnet ? La liste c’est pas assez ?

[complément - encadré - dans l'article d'Interaction]

C’est une question qu’on est en droit de se poser, en effet… Pourquoi faudrait-il ajouter cet outil à la panoplie déjà nombreuse des logiciels et autres techno bidules.

 

Lorsque j’envois un message à la liste, il y a deux cents cinquante copies du message qui s’envolent vers autant d’ordinateurs et qui seront lues (ou non) puis vraisemblablement effacées, ou plus rarement classées par les récipiendaires. Si jamais je veux retrouver, disons dans 6 mois, un message déjà envoyé à la liste, il me faudra chercher dans la botte de foin des archives de la liste, sur le site de Yahoo… et procéder par essais et erreurs en tentant de trouver le bon mot clé…

 

Par ailleurs, si le message est plutôt déposé sur un carnet… et que je m’intéresse à ce que l’auteur de ce carnet écrit (par exemple parce qu’il y parle de projets menés auprès des jeunes…) déjà j’ai plus de chance de trouver ce dont j’ai besoin. De plus, ce que je cherche se trouvera peut-être dans un autre carnet, ou un site web dont je n’ai pas conscience mais qui fait l’objet de commentaires sur ce carnet ! Autrement dit, ce que je trouve, ce que je dis est inscrit dans un contexte, dans un réseau de relations lui donnent sens.

 

On pourrait imaginer une immense « base de données » dans laquelle les gens contribueraient de leurs bons coups, leçons, découvertes et critiques… Chaque contributeur serait responsable de ses textes, et chaque lecteur pourrait s’abonner à ce que dit l’un ou l’autre… mais pas nécessairement à ce que disent tous les autres. Un réseau de carnets c’est un peu ça, en mieux : vous êtes responsable de ce que vous y mettez, vous pouvez effacer ce qui ne vous convient plus…  En commentant ce que d’autres ont écrit dans leur carnet, vous tissez un réseau de liens, qui instruisent ceux qui arrivent après vous, vous devenez une partie de ce que certains appellent une intelligence collective. Ce que j’appelle pour ma part un filtre, une loupe permettant de focaliser l’information.

 

Si on ne peut se payer le « gros kit » en matière de site web supporté par du personnel que nous n’avons pas, nous pouvons cependant développer une architecture en réseau où les contributions de chacun sont à la mesure de ses moyens et désirs. Et le plus beau de tout ça c’est qu’on n’a pas besoin de tambours pour « marcher au pas ».

Copyright 2005 Gilles Beauchamp
Gabarit de la page par Bryan Bell

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