Vendredi 15 mars 2002


Zen

A Minimalist Approach to Technology. The new stuff's expensive and budgets are tight. These technologies deliver the biggest bang for the fewest bucks. [Business 2.0 - Technology]

"The off-switch. Eighty-hour weeks are so 20th-century. From time to time, you need to think about putting down your laptop, cell phone, Blackberry, and Palm Pilot so you can enjoy life, get some perspective, and relax a little. All gadgets come with off-buttons. Learn how to use them."


6:31:41 PM  Permalien  

Et Elvis? Il est toujours vivant?

Attentat du Pentagone - L'effet d'une bombe ! [HoaxBuster]

"Or, à aucun moment le Réseau Voltaire ne s'explique sur la disparition du Vol 77 d'American Airlines qui se serait donc volatilisé dans le ciel au-dessus de Washington.


6:31:25 PM  Permalien  

Rien

Extrait du Journal de Louis XVI

14 juillet 1789

"Aujourd'hui, rien"

Hé ben!


6:31:09 PM  Permalien  

Feed XML à gogo

Un endroit pratique pour meubler sa banque de news. Le royaume du feed XML.


6:30:57 PM  Permalien  

Réinventer Malraux

Pour une maison de la culture numérique

Le réseau des maisons de la culture a contribué à rendre accessible à un plus large public les formes d[base ']arts traditionnels comme la chanson, le cinéma, la poésie ou les arts visuels. Cependant, la culture numérique, issue des expérimentations d[base ']artistes multidisciplinaires a besoin elle aussi d[base ']un lieu où s[base ']imposer dans une galaxie numérique ou l[base ']anglais règne en roi et maître. La culture numérique a besoin de sa maison de la culture.

 

En 1963, André Malraux inaugurait à Bourges la première maison de la culture. Conçue pour rendre accessible la culture à un plus grand nombre de citoyens, particulièrement hors des grands centres, le réseau des maisons de la culture a essaimé un peu partout, au point que le Québec a su reprendre cette bonne idée pour l[base ']implanter un peu partout dans la province.

 

Cependant, si ces maisons de la culture permettent à de nombreux artistes locaux de faire connaître leurs [ogonek]uvres, il n[base ']en demeure pas moins que ces dites [ogonek]uvres demeurent confinées au public d[base ']une seule région. Par exemple, la première de ces maisons, à Bourges, comprend deux salles de spectacles, une salle de cinéma et sa programmation annuelle propose du théâtre, de la musique classique, de la chanson, du jazz, de l[base ']opéra ainsi que de nombreuses autres formes d[base ']art. Mais comment nous, au Québec, pouvons-nous connaître et apprécier ce que les artistes de la région de Bourges produisent? Ou comment un artiste de la région de l[base ']Outaouais peut-il se faire connaître hors de sa contrée s[base ']il n[base ']est pas appuyé par une machine marketing imposante?

 

New York, à l[base ']ombre de ce qui fut les tours du World Trace Center, au 55 Broad Street, existe un extraordinaire bâtiment branché, le Sandbox, une référence en la matière. De la bande passante à plus de 100 Mbps, sept salles de classes et un salle de conférence de 400 places, plus de 350 paires de fibres optiques, un salle de vidéoconférence, un lien satellite à la fine pointe de la technologie, bref, un édifice de rêve[sigma] réservé uniquement à l[base ']entreprise privée, un endroit ou le contenu, la culture, si elle était présente, pourrait se livrer à la planète entière. Mais de contenus culturels, point de traces, car le Sandbox n[base ']est pas la pour en faire ni la promotion, et encore moins la diffusion.

 

Alors que les grues new-yorkaises finissent de raser les deux tours jumelles, d[base ']autres, à Montréal, se préparent à entrer en action pour ériger ce qui sera la Grande Bibliothèque du Québec dont la mission sera de « diffuser le patrimoine documentaire québécois, dans un lieu physique et virtuel convivial, d'accès libre et gratuit pour tous les Québécois et les Québécoises », bref, elle offrira « un accès à la culture et au savoir universel ».

 

Mais malheureusement, malgré le travail incessant de l[base ']équipe de la bibliothèque nationale qui numérise une partie de notre patrimoine, et la haute technologie qui y sera présente un peu partout, la Grande Bibliothèque pourra t-elle être un lieu ou toutes les formes d[base ']arts, que ce fusse une exposition de photographies numériques, ou un spectacle d[base ']artistes chapeautés par la Société des arts technologiques, pourraient être mis en valeur? Nous en doutons, et de toute façon, cela ne fait pas partie de la mission de la GBQ. Et, encore fois, qu[base ']en est-il des artistes et de la population en région?

 

Pourtant, cette société de l[base ']information, qui fracasse toutes les frontières, y compris celles autrefois imposées par le temps et les contraintes économiques, offre de nouvelles opportunités à la diffusion des oeuvres et à la démocratisation de l'accès à la culture. Toutefois, exploiter ces opportunités exige également de notre société un effort technologique et commercial.

 

Les mutations liées à cette société de l[base ']information sont sans égales depuis la grande révolution industrielle, et celles-ci, contrairement à ce que l[base ']on pourrait croire, ne se limitent pas à la technologie. Bien au contraire, ces transformations stimulent et modifient nombres de processus en élargissant le partage des connaissances.

 

Or pour que notre société de l[base ']information emprunte la voie de la cohérence et non celle d[base ']un clivage technologique et culturel, il convient de se fixer plusieurs objectifs :

 

« Faire entrer tous les citoyens, foyers, entreprises, écoles et différents paliers de gouvernement dans l[base ']ère numérique et leur donner un accès en ligne ».

 

« Introduire dans la francophonie une culture numérique soutenue pour un esprit favorable au financement et au développement de nouvelles idées novatrices ».

 

« Veiller à ce que l[base ']ensemble de ces processus ait une vocation d[base ']intégration sociale ».

 

Or, les villes numériques de demain pourront être regroupées autour d[base ']un dénominateur commun, et ce dénominateur, c[base ']est la culture. La francophonie, pour s[base ']imposer dans un monde lui aussi, tout numérique, et résister aux attaques de la culture MacDonald anglo-saxonne devra miser sur sa culture. Cette culture numérique, elle existe et est bien vivante dans toute la francophonie, qu[base ']elle sorte de l[base ']environnement architectural kafkaïen de la Cité du Multimédia montréalaise, de Rouyn-Noranda, de Paris ou de Bourges. Partout, ces artistes qui exploitent en partie ou en tout l[base ']univers numérique, auront besoin de lieu où s[base ']exprimer.

 

Il suffit d[base ']une simple volonté politique concertée pour que la francophonie s[base ']unisse et décide de fonder une seule maison de la culture, un lieu virtuel, ou se grefferont des succursales bien réelles ou les artistes de toutes les régions de la francophonie pourront s[base ']exprimer, et où le public de toutes ces régions pourront non seulement assister aux performances de ceux-ci, mais aussi, idéalement, s[base ']emparer eux-mêmes de ces outils numériques. Des succursales où il sera permis de regarder de Chicoutimi, des artistes performant simultanément et en temps réel, à Nice et Ouagadougou. Des lieux ou un citoyen de Bourges ou de Québec pourra contempler des [ogonek]uvres de francophones de San-Francisco, assister à la lecture d[base ']un poète bruxellois, « emprunter un cédérom culturel » de la succursale de Paris ou tout simplement naviguer dans l[base ']univers de créateurs francophones de Saint Boniface, au Manitoba. Qui sait si, et qu[base ']il nous soit permis de rêver, si le grand spectacle annuel du Festival de Jazz International de Montréal, ce cadeau offert aux Montréalais et qui rassemble depuis toujours des centaines de milliers de spectateurs, ne pourrait pas être soudainement un évènement planétaire, dans un environnement optimal, celui d[base ']une maison de la culture numérique branchée et intelligente.

 

Dans la plupart des centres de moyennes importances, à travers le Québec, la bande passante est bien présente, ainsi que les créateurs et leurs oeuvres, le ferment parfait pour créer ces maisons de la culture numérique. Qu[base ']attendons-nous pour créer, avec toute la francophonie, cette maison de la culture francophone?

 

Adaptation d[base ']un propos livré en vidéoconférence aux 2ème assises nationales du Net et des NTIC pour les collectivités tenues à Nice, le 14 mars 2002, et inspiré de réflexions et de conversations tenues depuis trois années entre l[base ']auteur de ces lignes et René Barsalo. Publié dans le Devoir du 18 mars 2002.


6:30:39 PM  Permalien  

Fallait y penser

Reçu et installé l'antivirus Symantec 2002. Rien de nouveau sous le soleil sauf cette fonctionnalité toute simple: non seulement NAV2002 examine les courriels entrants, mais aussi ceux sortants. Quasiment terminé le risque de contaminer un correspondant.


6:30:17 PM  Permalien