Lundi 10 juin 2002


Mise à jour du Mac OS X

OS X 10.1.5 arrives. This evening Apple has rolled out the anticipated free update to OS X 10.1.5, a 22.4 megabyte download and installation that offers the following fixes and enhancements, according to the information offered through the Software Update panel in System Preferences:

Update 10.1.5 delivers enhancements which improve the reliability of Mac OS X applications, improved networking, security, support for PC Card serial communication devices as well as expanded peripheral device support. Specific improvements include:

Peripheral Device Support
- Expanded support for new Canon digital cameras.
- Improved support for Nikon FireWire cameras.
- Expanded support for SmartDisk, EZQuest and LaCie disc recording devices.
- Improved support for MO drives.

Application Improvements
- Increased stability of Mail and Sherlock.
- Emails are properly retained when rebuilding the Draft mailbox.
- Support for 2D and QuickTime hardware acceleration for Rage Pro.
- Updated Carbon applications can use Quartz anti-aliasing technology for high quality text display.

Networking and Security
- Improves networking via AFP when accessing multi-level directories on Windows NT file servers.
- Significant improvement to file searching on local and remote volumes.
- Includes a generic PC Card driver to support a variety of PC Card modems.
- Mail accounts go offline to indicate that SSL encryption settings are not supported by mail server.
- Includes the Security Update April 2002.

WebDAV
- More efficient iDisk mounting and file navigation.
- Added support for connecting to iDisk using default DNS settings of AirPort.
- Support for mounting a WebDAV volume from a non-standard http port.

Asian Language
- Significant updates to the Korean Input Method, especially important when using AppleWorks.
- Internet Connect and AirPort applications updated with Chinese and Korean localized

I have downloaded and installed the update and I see no problems so far. What are you seeing? Send me your comments by using the Comment link... [Mac Net Journal]
8:44:44 AM  Permalien  

Il y a t-il (encore) un pilote dans l'auto?

 

Alors que le grand cirque de la F1 plie bagages aujourd'hui, les ingénieurs de MacLaren eux, ne chôment pas. Les quelque deux gigaoctets de données que ceux-ci ont amassés par la télémétrie en trois jours sont déjà en train d'être analysés par une équipe restée au temple de l[base ']écurie, en Angleterre. La prochaine course est déjà en cours de préparation sur les ordinateurs de MacLaren.

 

Complexe la F1? Sans le support d'une équipe de 120 personnes et d'une technologie de  pointe, les voitures de Formule 1 ne pourraient se permettre d'afficher des performances aussi ahurissantes. Aujourd'hui, tenir une conversation avec les ingénieurs en chef des F1 demande de solide notions en technologie si l'on veut comprendre toute la portée de chacune des actions de l'équipe. Quelquefois, j'envie l'ami Dion. Un ballon rond, deux équipes de onze joueurs, et un stade rempli de partisans hystériques, c'est tout ce qu'il lui faut pour passer un agréable et passionnant moment.

 

Invité par Sun Microsystems et l'écurie McLaren à rencontrer les ingénieurs de McLaren, le pas très humble est finalement sorti de sa tanière pour passer une journée dans les garages de McLaren ainsi qu[base ']au très sélect Paddock Club du circuit Gilles-Villeneuve. Déception toutefois, j'ai eu beau regarder partout, nul trace de Réjean Tremblay. Pourtant, c'était champagne et petits fours à gogo. Il est vrai que la première journée des essais, les « beautiful people » ne sont pas légion. M'enfin!

 

Alors que des courses comme les 24 heures du Mans sont des bancs d'essais pour tester non seulement des technologies nouvelles, mais aussi la fiabilité de celles-ci, la voiture de Formule 1 idéale devrait  accomplir une performance fulgurante durant près de 80 tours, pour ensuite tomber en morceaux une fois franchie la ligne d'arrivée. Si elle dure plus longtemps, c'est ce que l'on a sacrifié sa performance au profit de la fiabilité. Toutefois, à l'inverse, si celle-ci roule à fond durant quelques tours pour ensuite tomber en panne, c'est que l'on a conçu une BAR/Honda.

 

Aujourd'hui, la recherche de cette performance ultime passe obligatoirement par les technologies de pointe, et sans l'informatique, aucune équipe de Formule 1 ne pourrait survivre. De la conception virtuelle à l'analyse d'une voiture en temps réel durant une course, l'informatique est omniprésente dans une écurie de Formule 1. Trop omniprésente même, disent certains puristes qui regrettent cette époque où les pilotes étaient rois, et où la technologie ne jouait pas un rôle aussi prépondérant.

 

Une conception virtuelle

 

Chez McLaren, tout passe par l'informatique. Alors qu'il y a quelques années à peine, la conception d'une voiture devait obligatoirement passer par plusieurs étapes, dont la fabrication d'un prototype pour des tests prolongés en soufflerie, il est maintenant possible de modéliser une voiture de Formule 1 et de lui faire subir des tests d'aérodynamisme dans une soufflerie virtuelle avec des résultats étonnants. Les tests conduits sur ordinateur sont probants à plus de 99%. D'ailleurs, selon les ingénieurs de McLaren, la voiture de cette année est tellement performante, que celle-ci pourrait rouler à 300 à l'heure... à l'envers, sans crainte de tomber, un peu comme dans une scène du film « Les hommes en noir ». Malheureusement, avec leur humour typiquement britannique, les ingénieurs déplorent l'absence de volontaires pour tester leurs modèles théoriques et virtuels.

 

D'ailleurs, les méthodes de travail de la Formule 1 font l'envie des ingénieurs du monde de l'industrie automobile ainsi que de celle de l'aéronautique. Alors que la réalisation d'une voiture routière, de la conception à la production, s[base ']échelonne sur une période oscillant entre 5 et 7 années, les ingénieurs de McLaren peuvent s'enorgueillir d'un cycle de design de moins de 5 mois. Il est à noter que justement, les concepteurs des voitures McLaren, des amalgames de plus de 10 800 pièces différentes, échangent beaucoup avec leurs vis-à-vis de British Aerospace, quelquefois même, beaucoup plus qu'avec ceux de Mercedes.

 

Le bonheur est dans la télémétrie

 

Autant les ressources mises en oeuvre pour concevoir une voiture sont impressionnantes, autant durant une course, la télémétrie est maintenant une composante essentielle de la course. Du côté de McLaren, leur partenaire technologique est la firme Sun Microsystems. Mais d'autres écuries, consciente de l'importance de l'informatique, ont elles aussi, conclu des ententes de partenariat avec des firmes importantes comme Hewlett-Packard.

 

Par exemple, chez McLaren, des batteries complètes d'ordinateurs Sun travaillent en parallèle pour arriver à concevoir des simulations en temps réel quasiment aussi fiables qu'avec un véritable prototype.

 

Durant une course, la télémétrie joue un rôle prépondérant. Entre la voiture en piste, et les ingénieurs au garage, des millions de bits de données s'échangent et sont analysées en temps réel. Plus de 120 capteurs montés à des endroits stratégiques sur la voiture recueillent en envoient en un flot continu des données à près de 4 mégabits/secondes. Près de 3 mégaoctets de données sont ainsi envoyés à chaque tour de piste. C'est ainsi que les ingénieurs de McLaren recueillent et analysent 2 gigaoctets de données par course. Les informations critiques sont disséquées par les ingénieurs en piste tandis qu'une autre partie est envoyée en temps réel par satellite aux ingénieurs de l'écurie à Woking, en Angleterre. A-t-on besoin d'un avis plus précis, que les ingénieurs de Woking peuvent communiquer avec les collègues sur la piste et échanger des informations critiques durant la course.

 

Toutefois, cette année, une nouveauté a été introduite dans le monde de la Formule 1. Non seulement les ingénieurs peuvent colliger en temps réel des données de la voiture en course, mais maintenant, il est possible d'influer sur le comportement de la voiture alors qu'elle fonce à plus de 300 à l'heure sur la piste.

 

Vous souvenez-vous du dernier Grand Prix de Monaco, alors que David Coulthard fonçait vers la victoire, avoir vu une fumée sortir de sa voiture? Tous pensaient que c'en était fait de la course de Coulthard, alors qu'en réalité, il n'en était rien. Plusieurs tours auparavant, les ingénieurs à la télémétrie avaient reçu de la voiture des informations à savoir qu'une valve allait faire bientôt défaut. Au lieu de faire revenir la voiture au puit, ceux-ci ont tout simplement fermé la valve à distance. La fumée sortant de la voiture était tout simplement générée par un résidu d'huile. Le problème lui, était déjà réglé depuis plusieurs tours.

 

Grâce à la télémétrie, les ingénieurs peuvent ainsi savoir en temps réel s'il convient de procéder à des ajustements au moteur ou aux différentes composantes de la voiture. Selon les ingénieurs de McLaren, la technologie est tellement avancée, et la puissance d'analyse des ordinateurs Sun tellement performante, que l'on pourrait, si on le voulait, augmenter le nombre de capteurs sur une voiture et influer sur toutes les pièces de la voiture.

 

Il serait donc possible à l'entrée d'un virage de changer l'angle d'attaque d'un aileron, ainsi que la répartition de la traction des roues, pour ensuite, à la sortie du virage, modifier à nouveau son angle d'attaque pour lui permettre d[base ']atteindre une position optimale sur une ligne droite.

 

De là on peut se demander si le pilote sera toujours nécessaire. Ce à quoi les ingénieurs de McLaren répondent avec leur flegme britannique: « Vous savez, ça prendra toujours le courage et la folie d'un pilote pour appuyer à fond sur l'accélérateur et d'attendre à la dernière seconde avant d'appuyer sur les freins. Nulle technologie ne pourra remplacer cela. »

 

Statistiques F1

 

Au cours d[base ']une saison, McLaren accumule, par le biais de la télémétrie, près de 100 gigaoctets de données.

 

La vitesse maximale d[base ']une F1 est d[base ']environ 360 km/h. Le moteur tourne jusqu[base ']à 18 000 tours/minute.

 

En une seule seconde, le moteur accomplit 300 tours et 1 500 allumages, tandis que la voiture elle, parcourt près de 100 mètres et ses roues font 50 révolutions. Les capteurs enregistrent près 150 000 mesures sur le moteur et les autres composantes de la voiture.

 

A chaque saison, une écurie de F1 consomme :

            900 pneus

            170 moteurs

            100 jeux de disques de freins

            15 jeux de suspension

            12 jeux de pédales

            16 boîtes de vitesse

            1 000 rapports d[base ']engrenage (transmission)

            15 ailerons avant et arrière

            10 sièges de pilote

            40 systèmes d[base ']échappement

            7 châssis monocoque

 

Au cours d[base ']une saison parfaite, où une F1 parviendrait à terminer la saison sans connaître de panne, la voiture n[base ']aurait parcouru qu[base ']un peu plus d[base ']un huitième du périple autour de l[base ']équateur. Pour parcourir cette distance, notre F1 afficherait une consommation de près de 3 500 litres de carburant. Pour couvrir la même distance, une voiture routière elle, consommerait 370 litres d[base ']essence.

 

Nombre de pièces dans une F1 : environ 10 800 composantes différentes.

 

Près de 85% de ces pièces sont de fabrication maison.

 

Près de 70% de la voiture est changé au cours d[base ']une saison.

 

120 capteurs enregistrent les réactions de la voiture en course et durant les essais.

 

Les données recueillies par les capteurs sont envoyées au puit par un lien radio avec un débit de 4 mégabits/seconde.

 

A chaque tour de piste, les ordinateurs recueillent environ 3 mégaoctets de données. Bref, c[base ']est près de 2 gigaoctets de données qui sont amassés à chaque course pour un total approximatif de 100 gigaoctets par saison.

 

Les données sont aussi envoyées en temps réel (par lien satellite) au siège social de McLaren durant la course.

 

Théoriquement, la télémétrie pourrait prendre en charge quasiment toutes les pièces de la voiture.

 

La transmission des données entre la voiture et les ordinateurs est encryptée pour ne pas que les autres écuries interceptent les informations critiques.

 

Toutes les données recueillies lors des courses précédentes sont archivées sur DVD. Celles-ci peuvent être utilisées durant les essais et la course pour établir des points de comparaison entre le comportement actuel de la voiture et celui enregistré lors d[base ']autres courses précédentes.

 

En course, dans les garages et sur le bord de la piste, 20 stations de travail SUN sont utilisées pour recueillir et analyser les données en temps réel.


8:08:17 AM  Permalien