Lundi 17 juin 2002


Watergate: 30 ans plus tard

Qui est la fameuse source nommée "Deep Throat"? Pat Buchanan? Hé ben!


2:57:42 PM  Permalien  

Warblogging

I don't know about all this warblogger and tech blogger stuff. I'm just a Dumb Blonde Blogger and it's OK to call me that. [Scobleizer Radio Weblog]

Same as me...but i'm not a true blonde. Nobody's perfect. ;-)


2:51:54 PM  Permalien  

OpenOffice

Openoffice.org 1.0 Review - Review your Options [OSNews]

MSOffice??? MSOffice? Ah oui, le truc à plus de 500$. Est-ce vraiment nécessaire?


2:48:49 PM  Permalien  

Trillian

Ok, merci mille fois Grenouille. Finalement, je suis passé à Trillian, ce progiciel qui unifie toutes les messageries personnelles comme ICQ, MSN, YAHOO et cie. J'aurais du t'écouter avant. Mais il faut dire que la dernière fois que j'en avait fait l'essai, il y a plus d'une année de cela, j'avions été un tantinet déçu. Ce qui n'est plus le cas. Pratique, enfin, un "history" pour MSN. Merci encore.


11:19:32 AM  Permalien  

PedaloMedia

Comme M. Luc Lavoie, Vice-Président de Québécor Média, vous êtes un ardent défenseur des droits et libertés, de la démocratie, ainsi que de la liberté d'expression. Vous êtes au courant de la 'Charte canadienne des droits et libertés', en particulier l'article suivant, numéro 2:
2. Chacun a les libertés fondamentales suivantes :
a) liberté de conscience et de religion;
b) liberté de pensée, de croyance, d'opinion et d'expression,
y compris la liberté de la presse et des autres moyens de communication;
c) liberté de réunion pacifique;
d) liberté d'association.

Ben quien!!! Donc, une visite à PédaloMedia s'impose.


9:00:10 AM  Permalien  

Maniaques de cinéma en ligne

DivX 5.0.2 Updated

Une petite mise à jour qui règle certains petits bogues. Toujours le meilleur codec.


8:06:47 AM  Permalien  

De retour

Après deux semaines intensives à travailler avec des joyeux lurons à l'organisation de la journée ConstellationW3 (qui fut, un grand succès), me voici enfin de retour. Suis very content. Si! si! si!


8:04:36 AM  Permalien  

Open cohabitation

Bill Gates, ennemi juré des projets à code source libre et plus particulièrement de Linux, considère que le dévoilement du code source des logiciels, tout en n'étant pas une pratique commerciale viable pour son entreprise, nuit à l'innovation. Pourtant, lorsque l'on regarde le succès que rencontre le développement de projets hybrides comme Netscape/Mozilla ou StarOffice/OpenOffice, on aurait tendance à conseiller à tonton Billou d'être un peu plus discret sur la question, et surtout d'ouvrir l'oeil, et le bon.

Le récent lancement de la version 1.0 du fureteur Mozilla, combiné à celui de Netscape, excite de nombreux observateurs de la scène technologique, au point que certains se plaisent à y voir le début d'une nouvelle guerre des fureteurs, guerre qui, on le croyait pourtant, avait été remportée de main de maître par Microsoft et son fureteur Internet Explorer.

Mozilla, Netscape ? Y a-t-il une différence entre ces deux produits ? Et quel est l'apport de la communauté à un produit qui pourtant, «appartient» à AOL ? Des produits dont le code source de base est commun peuvent-ils poursuivent des chemins différents, un sur l'autoroute de rentabilité et du commerce, et l'autre dans les sentiers de la gratuité ?

De Netscape 4.x à Mozilla 1.0

Il y a quatre années de cela, Netscape, une compagnie en déclin face à l'ogre de Redmond, surprenait tout le monde en annonçant la disponibilité du code source de la prochaine version de son fureteur. De la réussite possible de ce projet, deux produits devaient voir le jour : Netscape, version commerciale destinée au géant AOL, et Mozilla, version à code source libre, dont le marché premier sont les développeurs.

Toutefois, en mettant le code source à la disposition de la communauté, un des voeux de Netscape était aussi, outre ses deux produits originaux, de favoriser la sortie de nombreuses déclinaisons de fureteurs aux caractéristiques diverses, et pour des systèmes d'exploitation différents.

Cependant, le développement a pris beaucoup plus de temps que prévu, étant donné les ressources limitées dont disposait Netscape. Or, le temps pressait, car les différentes versions dérivées du chiffre 4.0 étaient toutes reconnues pour être fourmillantes de bogues multiples. Cette longue attente a malheureusement permis à Microsoft de prendre tout le plancher grâce à un produit, il faut le dire, de beaucoup supérieur.


Netscape a finalement accouché au cours des derniers mois d'une version 6.0 de son fureteur, un produit dont le moteur, Gecko, turbine parfaitement en accord avec les standards du consortium W3C, sans introduire de petites subtilités maison comme Microsoft, et Netscape bien avant, en avaient le don. Mais Netscape 6.0 est encore une version intermédiaire, et le but ultime est la sortie à la fin de cet été de la version 7.0, le tout basé sur les travaux issus de la communauté, et du futur Mozilla.

La communauté Mozilla elle, est finalement venue à bout du développement de Mozilla 1.0, une magnifique bête destinée en premier aux développeurs, mais que tout un chacun peut utiliser pour le plus grand plaisir.

Plus respectueux des standards et des normes établies, tu meurs. Mozilla est en accord parfait auprès de toutes ces normes. Mais une visite exhaustive auprès de nombreux sites révèle que Mozilla, bien que solide et très peu sujet à des plantages inopinés, est aussi un révélateur de sites Internet conçu spécifiquement pour le fureteur Internet Explorer. Ce ne sont pas tous les sites, loin de là, qui respectent les normes du W3C, et nombreux parmi ceux-ci sont un tantinet mal interprétés par Mozilla. Et qui, par le fait même, le seront avec la future version 7.0 de Netscape. Mais est-ce véritablement un désavantage ?

Pas un modèle unique

Selon Sylvain Carle, vice-président technologie de Messagia, connu auprès de la communauté pour son carnet technologique Afroginthevalley, le modèle utilisé par Netscape n'est pas unique. Outre StarOffice de Sun, et sa contrepartie communautaire OpenOffice, d'autres sociétés ont compris que de travailler avec la communauté en utilisant de normes bien établies pouvait être rentable.

Par exemple, Red Hat, qui utilise comme fondement à ses produits, le système d'exploitation Linux, commercialise une version de ce système d'exploitation, avec des caractéristiques destinées au marché des environnements serveurs, nommée RedHat Advanced Server, un logiciel haut de gamme vendu au prix de 1499 $. Pourtant, cela n'empêche pas par la suite RedHat de reverser une grande partie de ses propres développements à la communauté. Tout le monde y gagne, RedHat ainsi que la communauté.

De dire Sylvain Carle, «le point fort de Mozilla actuellement est sa communauté de développeurs très forte et très soudée. Alors que Microsoft développe son fureteur à l'abri de tout regard indiscret, les développeurs de la communauté Mozilla discutent, parlent, échangent et surtout, développent de nouvelles applications. Il existe en ce moment plus de 70 projets connexes sur le site Mozdev. Et beaucoup de ces projets sont à haute teneur en innovations».

Or, un autre aspect non négligeable relié à toute cette communauté, c'est que toutes ces discussions et ces échanges sont accompagnés de propos marketing et de projet de mise en marché. Et qui dit discussions marketing sur un produit aussi fondamental risque de voir celles-ci influer sur le développement du futur Web. «Et actuellement, les férus du Web sont enthousiasmés par Mozilla.»

«Mozilla, c'est un des plus beaux exemples de projet en collaboration à large échelle qui soit actuellement, et un des premiers projets à code source libre qui risque non seulement de passionner, outre les traditionnels développeurs, toute une nouvelle communauté de non-développeurs.»

Sur douze plateformes

Par exemple, Gecko, l'engin de rendu (qui fait le HTML, le XML, le CSS ainsi que le JavaScript) est mis à la disposition de toute la communauté pour qu'il puisse être inclus dans n'importe autre produit qui en a besoin d'un moteur qui utilise des standard et qui fonctionne de la même manière sur 12 plateformes informatiques différentes.

Que ce soit pour Windows, Mac OS 9 ou OS X, Linux, Solaris et plusieurs autres systèmes d'exploitation, Gecko est totalement agnostique et se confesse à toutes les religions. Ce qui est loin d'être la même stratégie que Microsoft qui ne cherche qu'à imposer son fureteur pour Windows, et à pousser l'utilisation de normes fermées, même avec une version Mac.

D'affirmer Sylvain Carle, «pour des developpeurs comme moi, qui doivent choisir des technologies de base comme fondation au développement interne de produits et de services, il est certain que des types de projets comme Mozilla viennent avec une certaine assurance de pérennité, en raison de la disponibilité du code. Pour ce qui est de Internet Explorer, je suis a la merci des humeurs de Bill...»

De plus, comme le projet Mozilla est la source même de nombreux autres produits qui seront disponibles gratuitement ou exploités commercialement, les développeurs seront rassurés de voir que quelle que soit la plateforme utilisée, les utilisateurs auront toujours au coeur même de leur outil de consultation, un moteur qui leur garantit que par exemple, un site sera toujours vu de la même façon, ceci limitera le développement de différentes versions de sites optimisés pour telle ou telle plateforme. Donc, une économie de coûts.

Interstructure

Tout ceci complète bien un trio que le journaliste Doc Searl appelle de l'interstructure (de l'infrastructure distribuée). Le tout a commence avec Apache comme distributeur de contenu (le côté serveur, pour le transport des contenus), la norme HTML et maintenant XML comme langage de description du contenu, et maintenant Mozilla comme récepteur de contenu.

Il faut donc s'attendre a ce que cette nouvelle guerre des navigateurs ne soit pas aussi brutale que la précédente pour garder l'attention de certains médias bien longtemps... tout comme le processus de développement qui a été plus long que prévu a su exaspérer certains chroniqueurs et développeurs. Tout cela sera beaucoup plus subtil et se jouera sur une plus longue période de temps.

Optimiste Syvain Carle ? Oui, de conclure ce technologue en affirmant que «sans contraintes commerciales, les ingénieurs/programmeurs de Mozilla/Netscape ont pris le temps de bien faire les choses. À long terme, dans trois à cinq ans, les fondations mises en place par l'équipe de Mozilla vont émerger comme le standard du marché et détrôner Internet Explorer».

La semaine prochaine, nous continuerons de regarder comment un produit à code source libre peut aider au développement d'un logiciel commercial, et vice-versa, en examinant ce que possèdent sous le capot les suites bureautiques StarOffice 6.0/OpenOffice 1.0. Et préparez-vous à de grandes surprises.


7:50:32 AM  Permalien