Communiqué de soutien aux derniers prisonniers politiques chiliens du Syndicat Filpac-CGT du Dauphiné libéré
Communiqué
Veurey, le 20 juin 2005
Les 4 derniers prisonniers politiques chiliens sont en « grève de la faim » depuis le 16 mai 2005, en demandant ainsi d'être libérés.
Ils ont été emprisonnés et condamnés à perpétuité par des tribunaux militaires qui, se servant des lois héritées de la dictature de Pinochet, les ont condamnés dans de conditions décrites dans le rapport 2002 d'Amnesty International, comme « honteuses et indignes d'une démocratie » et qui de plus, leur interdisent toute possibilité de bénéficier d'une grâce présidentielle ou d'une réduction de peine.
Pourquoi cette déclaration d'un syndicat Français, alors que des milliers de kilomètres nous séparent des prisions chiliennes ?
Tout simplement parce que Fedor Sanchez, Hardy Peña, Claudio Melgarejo et Pablo Vargas, les derniers prisonniers politiques chiliens, sont des Résistants injustement emprisonnés.
Parce qu'ils ont eu le courage de défendre la liberté dans un pays et à une époque, où la majorité de leurs concitoyens baissaient la tête.
Parce qu'ils ont défié, les armes à la main et de la même manière que nos Résistants du Vercors, le pouvoir et la terreur de celui qui a tué le président Allende, ainsi que tant de ses concitoyens. Hélas au Chili, les Résistants à la dictature ne sont pas honorés, mais ils sont encore « embastillés » dans les prisons de la démocratie.
Tout simplement parce qu'ils sont en prison depuis 14 ans, et qu'ils méritent tout notre respect et surtout la liberté pour laquelle ils se sont tant sacrifiées.
Tout simplement parce qu'au Chili, il faut remettre les choses à l'endroit car, lorsque Fedor et ses camarades luttaient pour la liberté de leur pays, ceux qui les gardent encore aujourd'hui en prison, se terraient en attendant la fin de l'orage.
Syndicat Filpac-CGT
Le Dauphiné Libéré
Région Rhône-Alpes
France
Communiqué au format pdf
7:57:53 AM
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