À tous les
salariés travaillant à la SPPS.
Paris, le 23 janvier 2006.
Chers camarades,
Le comité syndical de la CGT-SPPS adresse ses vœux
de
bonheur et de santé pour cette nouvelle année
à
tous les salariés travaillant au sein de la SPPS.
Que pouvons-nous souhaiter pour cette année 2006 ?
Qu’elle soit meilleure que les
précédentes ?
Cela ne devrait pas être trop difficile :
- 2002
- L’année du séisme provoqué
par les
éditeurs afin d’entamer une refondation
complète de
la fabrication et de la distribution de la presse parisienne.
Et nous avons eu le malheur d’être les premiers
à subir la pression des patrons…
- 2003
et 2004
- Années du déchirement et de la
désunion
syndicale ainsi que de la mise en œuvre de la filiale
imposée par Hachette.
« Minute
» ou pas « minute
», nous avons pu malheureusement constaté que rien
ni
personne n’a pu empêcher cette mise en
œuvre de
la SPPS tel qu’elle avait été voulue
par les
éditeurs.
- 2005
- Année d’attente et de lassitude…
Les camarades, qui auraient pu partir dès
2004, en retraite à 55 ans,
ont du ronger leur frein et attendre ce premier semestre 2006 pour
pouvoir partir dans ce énième plan social,
signé d’ailleurs sans aucune contrepartie sur le
maintien
de la charge de travail et sur le positionnement durable des ouvriers
du Livre dans la distribution de la presse.
Sans organisation syndicale qui les représente dans les IRP
afin
de préserver leurs intérêts et de
défendre
leurs revendications, les salariés de la SPPS
n’ont connu
que très peu d’avancées significatives.
Les seules
dont ils ont bénéficié sont celles que
notre
syndicat a pu arracher avec les moyens du bord…
- Respect de tous les
engagements
pris par le syndicat vis à vis de ses mandants (notamment
les 65
000 € pour tous ceux qui l’ont souhaité
au 1er
juillet 2004, y compris pour ceux qui avaient plus de 50 ans),
- augmentation de la
prime de transfert de 65 000 € à 72 000 €
net d’impôt et de CSG/CRDS,
- droit de retour aux
NMPP en cas de disparition de la SPPS,
- maintien depuis deux
ans des
organisations de travail, et des effectifs correspondant, que nous
avons imposés à la direction par la signature de l’accord
de Chevilly. (sauf à Bobigny/nuit où
c’est un
autre accord d’effectif qui
s’applique…)
- maintien (pour deux
ans !) de la subvention du CE,
- intégration
des 15 % de nuit dans le salaire de base,
- paiement des 1000
€ de modernisation puis des 2000 € que nous avions
promis,
- obtention des 2
jours de JC pour l’année 2004/2005,
- obtention
d’une journée pour la remise de la montre pour les
salariés SPPS,
- embauche en CDI de
Gwénaël Le Dréan dans la SPPS avec
reprise totale de son ancienneté acquise au CE…
- Nous
passons bien entendu
sur tous les cas personnels que nous avons réglés
à la satisfaction des camarades qui nous ont
sollicité !
À vous de
juger…
Le comité syndical souhaite que cette année 2006
soit
témoin du retour à la raison et que le climat
délétère, subi par tous
et depuis trop longtemps dans nos ateliers, cesse enfin.
Cette année 2006, et alors que la direction annonce
déjà des mesures d’économie,
doit devenir
une année de reconquête.
Reconquête de notre rapport de force CGT pour nous opposer
à la politique de la « réserve
d’indiens
» mise en place par le groupe Hachette.
Reconquête de notre zone de diffusion et de notre charge de
travail par la préservation du réseau et le
rapatriement,
au sein du dépositaire de niveau II parisien, des titres
MLP, de
la totalité du Parisien et de nos clients
banlieue….
Car c’est bien par le développement de cette
charge de
travail que nous réussirons, enfin, la reconquête de
l’emploi dans la distribution de la presse
parisienne.
Pour cela nous avons besoin de nous retrouver unis dans une CGT
où toutes les sensibilités pourraient se
retrouver et
cohabiter, dans une CGT qui doit pouvoir accepter des divergences
d’opinions en son sein et qui, par le débat et le
respect
des instances, régionales et nationales, redeviendrait
l’organisation syndicale capable de faire reculer la
direction
dans sa stratégie d’éradication des
ouvriers du
Livre.
C’est avec cet esprit de lutte, de reconquête et de
reconstruction syndicale que nous abordons donc cette nouvelle
année, et nous appelons tous ceux qui se reconnaissent dans
cet
état d’esprit à venir nous rejoindre
pour que nous
puissions devenir cette organisation syndicale forte, combative et
responsable que tous les salariés appellent de leurs
vœux !
Pour
la CGT-SPPS
Le bureau syndical
Les
voeux de la Fédération aux syndiqués
de la CGT-SPPS.
9:51:37 PM
|
|