Dans son discours
d’ouverture
le président, après avoir remercié les
présents d’être aussi nombreux est
revenu sur le
rôle de l’Association lors de
l’année
écoulée et notamment sur celui de moteur
d’idées, de propositions et de
réflexion au niveau
national et sur la normalisation des rapports avec la
Fédération.
Il a mis l’accent sur la crise que traverse la presse
écrite mais aussi sur les problèmes que nous
posent la
restructuration des groupes non seulement sur le territoire
français mais également au plan
européen.
Il a également évoqué les accords
signés
par notre fédération et les patrons de presse en
soulignant que les discussions devaient avoir lieu dans les entreprises
car c’est là que se mène le vrai
combat. Il a
ajouté : « Je reste fondamentalement
persuadé que
le particularisme dû à notre histoire (
nous sommes
aujourd’hui loin des ordonnances de 1945, mais on doit les
garder à l’esprit)
oblige à la prise en compte encore plus effective
d’une
restructuration dans laquelle chacun pourra trouver sa place. Et ce
n’est certainement pas vous, mes chers camarades, qui me
contredirez si je vous dis que la conjoncture actuelle a pour
conséquence obligatoire la nécessité
d’une
valorisation de nos métiers de base. »
A titre personnel, il a tenu à remercier tout
particulièrement le syndicat de « Midi Libre
», qui,
lorsque il a été nominativement mis en cause par
le
du SNJ de « Sud Ouest » lui a
apporté
publiquement son soutien.
Au cours des discussions qui ont suivi, portant sur le
prépresse, les nouvelles qualifications,
l’impression et
sa décentralisation, la distribution niveau 2 (
SPPS, SAD,
dépôts privés, syndicalisation des
travailleurs du portage…)
les débats furent nombreux et riches allant des accords
signés ou à venir sur les nouveaux
systèmes
éditoriaux jusqu’au développement des
gratuits en passant par les nouveaux vecteurs
d’information.
Nous avons également eu le plaisir d’accueillir
Michel
Muller, secrétaire général de notre
fédération qui, après avoir fait un
tour
d’horizon sur les thèmes à
l’ordre du jour de
l’AG et plus particulièrement sur celui de la
distribution, est intervenu sur l’avenir de la
Fédération à un peu plus
d’un an de son
congrès et sur le nécessaire besoin
d’unité.
Nous avons également enregistré avec beaucoup de
satisfaction l’adhésion d’un nouveau
titre, «
La Montagne », à notre association, nous
sommes
heureux de les accueillir.
Les délégués de
l’Antrapresse, lors de cette
assemblée générale ont
également
élaborée une déclaration sur la
scandaleuse
agression dont a été victime un de nos camarades
de la
FILPAC-CGT (lire ci-dessous).
L’ensemble des
représentants de la presse parisienne, de
Sud Ouest,
Midi Libre,
Nice-Matin,
la Montagne,
la Dépêche
du Midi et
de la SAD de Bordeaux est scandalisé par
l’agression
perpétrée contre leur camarade Luc Polini le
samedi 29
avril par un groupe d’individus, qui, par leurs actes, ont
démontré les limites de leur conception de la
démocratie et de la liberté
d’expression.
Si les militants de la CGT ont
depuis toujours
été victimes de répression,
d’intimidations
et d’agressions, celles-là étaient
organisées par leurs ennemis de classe, jamais par de
prétendus représentants de salariés.
Cette escalade de violence met
en évidence
la faiblesse des agresseurs et, à n’en pas douter,
leur
incapacité à négocier et à
proposer de
véritables perspectives aux salariés de leur
entreprise.
Les représentants
précités
mettent en garde la nouvelle direction du Pôle Sud sur les
risques de laisser s’installer ce type de pratiques qui
augure
mal des rapports sociaux nouveaux nécessaires à
la
conclusion d’accords de modernisation pour
l’ensemble des
entreprises du groupe.
Ils exigent que dans les plus
brefs délais
soient reçus les représentants Filpac des
entreprises
Midi Libre, Nice Matin, Publinice-Services, La Provence et Le Monde
afin d’engager de réelles négociations
porteuses
d’avenir pour l’ensemble des titres et des
salariés
concernés.
Ils réaffirment leur
solidarité aux
camarades de Nice-Matin et de Publinice-Services ainsi
qu’à Luc Polini et à
sa famille.
Balaruc-les-Bains,
le 4 mai 2006
Déclaration en pdf.