
24 octobre 2006
MARDI 24
OCTOBRE 2006
Déclaration du Bureau
fédéral Filpac CGT
La FILPAC CGT réaffirme sa volonté de traiter par
le débat la question
de l’avenir de l’information et de la
communication, et de la
syndicalisation des salariés de ce secteur. Cette
volonté vaut pour les
débats qui la traversent, dans le cadre de ses instances
statutaires,
comité exécutif national et bureau
fédéral,lesquelles sont parfaitement
adaptées pour les mener. Elle vaut également pour
les rapports qu’elle
veut valoriser avec les autres Fédérations
concernées par l’information
et la communication,et avec les instances
confédérales,auxquelles la
FILPAC fait appel pour organiser de tels débats afin de les
traiter à
la hauteur requise.
La FILPAC CGT, porteuse d’un
projet de nouvelle fédération de
l’information et de la
communication,considère que participer à
l’élaboration d’un tel projet
ne saurait se réduire à un regroupement a priori
de structures
existantes. A l’inverse,elle emprunte des voies nouvelles qui
sortent
de l’organisation catégorielle pour aller vers la
multiplication de
syndicats et sections syndicales d’entreprises, ouverts
à toutes et à
tous.
Il s’agit par cette
méthode de débat de poser
le principe de base, que la FILPAC défend, celui du
rassemblement, de
l’unité, de séchanges loyaux et
démocratiques au sein de la CGT et de
préparer une position commune pour envisager des relations
nouvelles,
qui mettent au centre un projet de fond et non des alliances et
combinaisons de circonstance.
Il s’agit de
préparer, en
toute transparence, la future organisation CGT la mieux
adaptée à la
syndicalisation des salariés de l’information et
de la communication.
C’est dans cet esprit qu’elle appelle tous ses
adhérents, et
particulièrement celles et ceux qui sont salariés
de la presse
quotidienne, nationale, régionale,
départementale, à s’opposer
à
l’offensive patronale qui remet en cause son
adhésion à la convention
collective des journalistes. Le directeur général
du syndicat patronal
de la PQR tente de remettre en cause cette adhésion et de
donner
consigne à certains de ses adhérents
d’épouser cette position.
L’action en justice est un outil que la FILPAC CGT ne
négligera pas.
Mais ce qui comptera le plus, c’est bien l’action
pour les
revendications et le développement de la syndicalisation
à la FILPAC
CGT de tous les salariés de ses champs
d’intervention, conformément aux
décisions prises par le CEN et le BF.
Ce qui est en
jeu, c’est bien l’avenir du syndicalisme CGT dans
la presse,
c’est-à-dire un syndicalisme qui veut
être présent dans tous les
secteurs, au service des intérêts et des
revendications de tous les
salariés.
La FILPAC appelle à
l’action dans la presse
quotidienne non seulement pour faire pièce à
l’offensive patronale mais
également pour imposer aux directions patronales la
méthode sur
laquelle des accords de branche ont été
signés, qui ordonnent les
négociations de façon qu’elles
commencent par la modernisation et les
besoins qui en découlent, se poursuivent par la mise en
place des
qualifications et des formations nécessaires,
débouchant sur un accord
d’effectifs. C’est à l’issue
de ce processus que le plan de
modernisation sociale s’applique, si
nécessaire, non au début, encore
moins comme préalable.
La FILPAC, concernant
l’impression des quotidiens d’information
générale, continuera les
efforts entrepris pour obtenir la tenue d’une
réunion nationale avec
tous les éditeurs, donneurs d’ordres, imprimeurs
concernés par
l’utilisation de moyens d’impression, pour la
presse quotidienne,
qu’elle soit gratuite ou payante. Cette réunion a
pour vocation de
lancer concrètement le processus immédiatement
nécessaire de
mutualisation des moyens d’impression, qui a comme vocation
à la fois
de défendre le pluralisme et d’impliquer les
éditeurs, ce qui induit de
façon explicite un cadre social de maintien et de
développement des
statuts des salariés concernés.
Concernant les NMPP,
la FILPAC CGT confirme son engagement dans la défense du
niveau 1,
celui du groupage prévu par la loi Bichet, qui passe en
particulier par
la réussite d’un projet défendu par les
ouvriers, employés et cadres de
Combs-la-Ville. Elle considère que les divergences au sein
de ses
organisations doivent être traitées par le
débat démocratique et non
par des mesures disciplinaires.
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