«
Ne facilitons pas le jeu du patronat. Bien sûr, nous avons
entre nous
des débats forts. La manière de
s’organiser, d’agir, a toujours suscité
des divergences. Et alors ? Toute l’énergie de
ceux qui endossent des
responsabilités dans l’organisation doit
être investie dans le souci
de les régler pour mieux faire face aux dangers qui
pèsent sur tous.
L’enjeu est bien l’avenir des travailleurs
à statut. Et devant cette
situation, ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise.
Le débat, nous le souhaitons, notre présence ici
le prouve. Mais c’est
bien aux travailleurs d’arbitrer les divergences, et
confondre
démocratie syndicale avec élimination de
délégués par la loi est une
erreur qui éclabousse toute la CGT. La
révocation, avec les suffrages
hors CGT, peut-elle être considérée
comme une forme de donner la parole
aux salariés ? Procéder par
élimination, en dressant les uns contre les
autres, ce serait la bonne méthode ? Non il faut
procéder par
rassemblement.
C’est avec le
bureau parisien de l’UFICT que nous
avons pu bâtir un projet rassembleur. Nous étions
bien en train de
gagner cela, un projet fédérateur, unifiant tous
les salariés autour de
la défense du site et des emplois. Et ce projet
correspondait bien à
votre connaissance de l’entreprise. Personne ne
connaît cette
entreprise mieux que vous, et plus généralement
les Messageries. La
démarche de rétrogradation a ciblé ce
projet, elle ne règle pas les
désaccords. Elle les stimule, les aggrave. Il
s’agit d’une démarche de
division, de scission.
A qui profite-t-elle ?
Qui tire le
principal bénéfice de
l’opération ? Je veux toujours croire que
c’était
une démarche hâtive de la direction de votre
syndicat. »
«
Les révoqués
ne sont pas exécutables »
« Mais soyons clairs : nous
sommes tous de la même famille. Nous ne
laisserons pas sacrifier quelques-uns d’entre nous : su
quelqu’un pense
que les révoqués sont exécutables,
qu’il sache que la fédération ne
l’accepte pas et l’acceptera jamais. Personne ne
doit considérer que
les révoqués ont placé leur
tête sur le billot. Si jamais cette
révocation a été
opérée au profit d’un projet
caché, déjà
accepté dans le secret de quelque officine, qu’on
le dise clairement.
Ou bien un tel projet clandestin existe, alors ses auteurs doivent
l’assumer, ou alors il y a bien d’autre chose
à faire que procéder à
l’élimination de
délégués, car le danger est imminent.
Nous avons un plan, de réelles perspectives, face
à un horizon immédiat qui s’obscurcit.
- Le
congrès de la fédération nationale de
la presse française, qui doit se
tenir courant novembre, a été frontalement
attaqué par les déclarations
du syndicat de la presse magazine et d’information (SPMI) qui
s’est
dépêché de balancer un vaste projet de
réduction des Messageries à pas
grand-chose.
- Le 1er janvier 2007, les accords presse –
poste seront renégociés dans la perspective
d’une libéralisation du secteur postal.
- Le
SPMI veut sortir du système pour le réserver
à la presse quotidienne
d’information. La presse magazine serait
considérée comme en dehors de
la presse. Vous imaginez les conséquences sur les
NMPP...
- Le plan stratégique de la direction des
NMPP doit être divulgué le 7 décembre.
Gagner
à Combs-la-Ville, c’est donc un atout
supplémentaire pour que la CGT
défende efficacement le système contre tous ceux
qui veulent le
déshabiller.
Or une CGT désunie par les
révocations, cela
fait déjà des dégâts. Cette
division est une condition recherchée par
ceux qui veulent en finir avec le système des Messageries :
pratique du
secret, manœuvres de division, tout cela est un arsenal qui
nous
étranger et qui est utilisé par nos adversaires.
«
Rassembler autour
du projet commun »
« Puisque tout
le monde, dans la CGT, dit : on veut sauver Combs, alors
chiche, ensemble, faisons-le. Il n’est jamais trop tard pour
se
retrouver autour de la même table, dans notre organisation,
pour passer
aux choses sérieuses, à savoir un plan commun
pour l’existence du site
et de ses emplois. La nouvelle liste des élus et
des candidats à
l’élection doit être formée
non par sondage mais part un vrai débat
ouvert et démocratique de tous les adhérents CGT
de Combs-la-Ville.
Investiture CGT rime avec démocratie syndicale.
C’est la
capacité
de lutte de la CGT qui va sauver Combs. Bien sûr, on part
avec un
handicap. Mais nous, nous ne considérons pas que
l’affaire est pliée.
Nous allons continuer de proposer au SGL une démarche
commune. Il ne
faut pas s’enfoncer dans cette division.
Quand on distille la
division,
sous toutes ses formes, la calomnie individuelle comprise, personne ne
sait où elle peut s’arrêter. Si une
liste est formée malgré l’avis
d’une bonne partie des adhérents, comment se
réclamer de notre
démocratie, et de la légitimité
nécessaire à l’investiture CGT
? Assez
de gâchis. L’avenir des NMPP, du site de Combs, des
emplois et du
statut mérite bien qu’on fasse l’effort
du rassemblement. »