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DÉCLARATION
L’avenir de La
Tribune
suscite de nombreuses craintes pour les salariés du groupe
qui
constatent avec amertume que les négociations
engagées avec LVMH sur la
base de leurs revendications sont dans l’impasse. La
grève
reconductible votée hier par 75 % des salariés de
La Tribune est
la conséquence du désengagement de LVMH et place
dorénavant DI GROUP/LVMH face à ses
responsabilités.
La
déclaration de l’Intersyndicale regroupant
Info’com-cgt, le SNJ et FO
75 et proposant un cahier revendicatif commun permettant
d’assurer la
garantie des parcours professionnels des salariés, la
pérennité du
titre et la sauvegarde de l’outil industriel doivent faire
l’objet
d’engagements sur d’autres bases que celles
proposées par DI Group/LVMH
afin d’éviter un enterrement du titre à
court terme.
Cependant,
la réponse plus qu’évasive du repreneur
Weill concernant sa
participation au sein du Syndicat de la presse quotidienne nationale
laisse présager que son action ne se résume au
démantèlement de La Tribune en
effectuant les coupes sombres pratiquées par NextRadio TV
après le rachat du Groupe Tests.
L’engagement
de Weill à ne procéder à aucun
licenciement pendant une durée de 12
mois est inadmissible. Les salariés du groupe Tests, suite
au rachat
par NextRadio TV ont vu leurs effectifs diminuer de 140 postes
après la
mise en place d’un plan social, de titres
arrêtés ainsi que des pôles
mis en vente, avec à la clef des conditions de travail
dégradées et des
salaires amenuisés.
La vente de La Tribune
pour un 1 euro à un repreneur avide de réaliser
des bénéfices coûte que
coûte doit offrir d’autres perspectives quant
à l’avenir du titre pour
les salariés de La
Tribune !
Le
12 novembre dernier le Comité Inter adressait un courrier
à M. Francis
Morel, président du SPQN, appelant l’ensemble des
éditeurs à s’engager
clairement sur l’avenir de La Tribune et des Echos
dans le cadre du pluralisme de la presse. D’autre part, le
Comité Inter
exige que les négociations exclusives engagées
avec les directions des
titres de La Tribune
et des Echos
fassent l’objet d’un règlement
régional.
Une
délégation du Comité Inter sera donc
reçue mardi prochain par le SPQN
afin que les éditeurs respectent les engagements pris en
2004 lors de
la signature du nouvel accord cadre professionnel et social sur le
renforcement de la PQN sur son marché traditionnel, le
renouvellement
de l’offre éditoriale,
l’accès à de nouveaux
marchés d’impression, le
développement des investissements et de la charge de travail.
Ces engagements ont été validés par
l’ensemble des éditeurs et engagent ainsi les
directions de La Tribune
et des Echos
!
Paris, le vendredi
30 novembre 2007
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DÉCLARATION
Le quotidien
économique La
Tribune, bradé par LVMH afin
d’acquérir à prix d’or son
concurrent Les Echos,
risque à plus ou moins long terme de disparaître.
Les salariés du titre ont
voté une grève reconductible suite au refus de
LVMH d’assumer la responsabilité sociale qui lui
incombe.
Pourtant,
une autre voie était possible !
Les propositions de
l’Intersyndicale regroupant Info’com-cgt, le SNJ et
FO 75 qui prévoyaient d’assurer la garantie des
parcours professionnels des salariés et la sauvegarde de
l’outil industriel auraient permis d’assurer la
pérennité du titre.
Les soi-disant engagements du repreneur
Weill, que l’on a
déjà vu à
l’œuvre
précédemment lors du
dépeçage du groupe Tests, et sa
réserve à s’inscrire pleinement dans
les discussions paritaires pratiquées entre le CILP et le
SPQN, ne nous rassurent pas sur l’avenir du titre.
Le syndicat Filpac-CGT de la SPPS,
inquiet de la situation des salariés de La Tribune et de
l’imprimerie CIPP et totalement solidaire avec les camarades
en lutte, se déclare prêt à
répondre à tout mot d’ordre du
Comité inter afin que la direction de La Tribune s’engage
à ouvrir de réelles négociations sur
la pérennité du titre et sur son
développement rédactionnel.
Paris, le 30
novembre 2007
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DÉCLARATION
Collectif
SIP-CGT de CIPP
Le
collectif SIP de CIPP et ses adhérents réunis ce
jour, tiennent à
apporter toute leur solidarité à
l’ensemble des salariés de La Tribune.
LEURS INQUIETUDES
SONT LES NOTRES. La pérennité des
imprimeries parisiennes ainsi que des centres d’impression de
province dépend de la charge de travail.
Lors
de la signature des l’accords de novembre 2004, le CILP et le
SPQN
s’engageaient pour qu’à tous les niveaux
de fabrication des quotidiens
nationaux, la transformation en profondeur de nos organisations de
travail permette le renforcement et le développement de la
charge de
travail tant dans les siéges éditoriaux que dans
les imprimeries.
Force est de constater que certains éditeurs et notamment
ceux de La Tribune
ne respectent pas leurs engagements.
Le collectif SIP de CIPP et ses adhérents sont
prêts à répondre à tout mot
d’ordre du CILP afin que la direction de La Tribune
s’engage à de réelles
négociations sur la pérennité du titre
et sur son développement rédactionnel.
Saint Denis le 30
novembre 2007
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7:42:36 AM
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