Ce midi, à l’appel de l’intersyndicale
(Info'Com-CGT, SNJ-CGT, CFDT,
SNJ), les salariés du pôle magazines du groupe Le
Monde, se sont
rassemblés lors d’un débrayage, afin de
dénoncer « les menaces sur
l'emploi et sur certains titres (qui) se font de plus en plus
précises
».
Par ailleurs, selon des informations parues dans la presse, le 23
novembre dernier (AFP, Le
Figaro, La Tribune, Challenges…),
les représentants des salariés craignent
l'annonce très prochaine d'un
plan de départs volontaires, voire d'un plan social,
à hauteur d’une
centaine d’emplois ! La décision risque
d’être prise lors d’un comité
stratégique du groupe Le Monde qui se réunira
demain, le 4 décembre,
pour examiner les orientations du groupe de presse, puis
entérinée par
un conseil de surveillance réuni le 19 décembre
prochain. Seraient
concernés par ce plan les éditions Fleurus,
pôle de presse pour enfants
(Le Monde des Ados,
Abricot, Les P’tites filles à la vanille…),
Le Monde
diplomatique, Les Cahiers du cinéma et
même le quotidien
Le Monde. Cela serait en contradiction avec ce qu'avait
annoncé M. Jeantet, lors de son arrivée
à la tête du Monde.
Le Comité Inter soutient totalement la première
mobilisation des
salariés du groupe Le Monde pour la défense de
tous leurs emplois. Il
avertit la direction du groupe qu’aucun plan social
n’est aujourd’hui
envisageable, étant donné qu’aucune
négociation de gestion
prévisionnelle des emplois et des compétences
(GPEC) n’a été engagée,
malgré la demande des
délégués faite depuis plus de six mois
(cf.,
entre autres, la déclaration des élus
Info’Com-CGT de février 2007 sur
la construction d’une sécurité sociale
professionnelle).
Nous
rappelons que La loi n° 2005-32 du 18 janvier 2005 dite
« de cohésion
sociale » oblige les entreprises ou les groupes de plus de
300 salariés
à engager une négociation sur la mise en
œuvre d’une GPEC et
d’éléments
associés : formation, validation des acquis de
l’expérience, bilan de
compétence, accompagnement à la
mobilité… Selon la loi, a première
échéance de cette négociation est
fixée à janvier 2008, mais elle doit
être anticipée ! Rappelons aussi qu’une
série de décisions de justice
(décisions en référé du TGI
de Nanterre, dans l’affaire Cap Gemini, et
du TGI de Paris dans l’affaire NextiraOne, entre autres) ont
annulé des
plans sociaux, en raison de l’absence d’accords
conclus en matière de
gestion prévisionnelle des emplois et des
compétences.
Pour
le Comité Inter, seule la négociation permettra
d’éviter à la nouvelle
direction du groupe Le Monde de commettre la faute de
l’ouverture
prochaine d’un plan social. Notre avertissement
s’étend à l’ensemble
des dossiers sociaux qui commencent à s’accumuler
dans ce groupe où le
dialogue social se dégrade.