Le
Comité Inter n’a de cesse de rappeler que
l’accord-cadre professionnel
et social, signé en 2004 avec le SPQN, modernisant les trois
secteurs
de fabrication (sièges éditoriaux, imprimeries et
distribution) est
l’élément fondamental qui
régit les différentes modernisations
auxquelles sont confrontées les entreprises de presse
quotidienne
nationale.
Par cet accord, tous les dirigeants ou
éditeurs de
quotidiens nationaux, se sont engagés à
œuvrer à la pérennité des
entreprises de presse, à garantir un avenir professionnel
aux salariés,
à développer l’offre
éditoriale et les investissements.
Pour les
imprimeries, le Comité Inter s’inquiète
de la voie dans laquelle
certains éditeurs s’engageraient, à
savoir la production de l’ensemble
des titres de la PQN sur seulement deux sites d’impression :
l’un CIPP
(Riccobono) traitant l’ensemble des parutions de presse
quotidienne en
format « tabloïd », tandis que
l’autre, Roissy-Print (Le Figaro) aurait
en charge la confection des titres en « berlinois ».
Si tel était
le cas, le pluralisme de la presse serait farouchement
attaqué dans ses
fondements, puisque cette formule placerait les « petits
titres » dans
une situation inextricable. A n’en pas douter les
créneaux horaires
induits seraient préjudiciables aux petits journaux qui au
moindre
retard ne seraient plus ou mal distribués. La souplesse et
la
réactivité demeurent les garants d’une
presse quotidienne nationale
adaptée aux besoins de ses lecteurs.
En cas de validation d’un
tel projet, les éditeurs concernés prendraient
des risques
inconsidérés. Ne pas tenir compte des graves
conséquences sociales
qu’engendreraient de telles dispositions,
équivaudrait à une remise en
cause unilatérale des accords de 2004.
La menace d’un passage
en force qui semble animer certains éditeurs ne resterait
pas sans
conséquences. Dans un tel cas de figure, la
réponse de la profession
serait sans équivoque et déclencherait
à n’en pas douter un important
conflit social.
Il y a encore peu, se profilait la mise en
place effective d’une solution négociée
à la nécessaire modernisation
des sites d’impression. Cela ne semble plus être le
cas.
C’est
pourquoi le Comité inter exige, dans les délais
les plus courts, une
réunion avec l’ensemble des acteurs de la
profession qu’ils soient
adhérents ou membres associés du SPQN, mais aussi
avec les
représentants des imprimeurs parisiens et des journaux
« gratuits ».
Paris,
le 12 février 2008