LE BOULCH à oreille de la Presse


 vendredi 2 décembre 2005

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La face cachée du groupe Sud Ouest

    Le 19 septembre dernier, nous avions informé les salariés de Sud Ouest du conflit engagé depuis l’été entre les salariés et les directions des entreprises de distribution directe : Mediapost (filiale des PTT), Kicible (filiale du groupe Sud Ouest) et Adrexo (filiale de Ouest France).
    Pour résumer, ce conflit porte sur l’application faite par les Directions de ces entreprises de la nouvelle convention collective en vigueur depuis le 1er juillet 2005. Application qui entraîne une baisse de salaire des porteurs pouvant aller jusqu’à 50 %. On sait qu’il s’agit de salariés à temps partiel, déjà ultraprécarisés, et dont les salaires sont particulièrement bas.
    Le conflit s’est notamment durci à Anglet, chez KICIBLE, où les salariés, totalement étranglés par ces nouvelles dispositions salariales, ont décidé de se battre pour récupérer leur dû. Ils se sont syndiqués à la CGT et se sont mis en grève du 10 au 21 septembre. Plutôt que de négocier, la Direction de KICIBLE a mis en œuvre provocations et répression envers les salariés. Deux d’entre eux, bien évidemment syndiqués à la CGT, qui s’étaient mis en avant comme porte-parole de leurs camarades, ont fait l’objet d’une procédure de licenciement.
    Alertée de cette situation par la FILPAC CGT, notre section syndicale est intervenue, le 13 octobre, auprès de la Direction générale du Groupe Sud Ouest (M. FAGUER), afin de lui demander de ne pas donner suite à ces menaces de licenciement.
    Dès le lundi 17 octobre, une première rencontre est intervenue entre les parties, en présence de l’inspection du travail. La direction de KICIBLE s’est engagée sur plusieurs points réclamés par les grévistes, à savoir : l’étude des cadences de travail et, par conséquent, les rémunérations qui en découlent ; les conditions de travail ; le respect de la convention collective ; l’organisation immédiate d’élections professionnelles ; et la restauration du dialogue social.
    Aucune suite n’ayant été donnée aux menaces de licenciement, il semblait que, sur cet aspect-là,  les choses étaient réglées dans le cadre de la restauration du dialogue social.
    À quelques jours de l’échéance de la validité de la procédure de licenciement (un mois après l’entretien préalable), la Direction de KICIBLE a notifié le licenciement des deux salariés et a entamé une procédure contre un troisième.
    En licenciant deux salariés qui ont dénoncé des pratiques hors la loi et esclavagistes, en intentant une nouvelle procédure à l’encontre d’un troisième et en remettant en cause le droit de grève, la direction de KICIBLE (forcément couverte par la Direction du Groupe Sud Ouest) s’inscrit dans un mouvement national visant à imposer la précarité et à remettre en cause les droits fondamentaux des salariés.
    Les actionnaires et la Direction du groupe Sud Ouest n’hésitent pas, en toute occasion, à se draper des « valeurs sociales» de l’entreprise. Mais le secteur des Gratuits est juteux pour le groupe Sud Ouest et ses dirigeants. En 2004, sur les 10,9 M€ de résultat courant du Groupe, 6,1 M€ proviennent du secteur des Gratuits. Pour la même année, sur les 17,9 M€ de capacité d’autofinancement dégagée par le Groupe, 6,6 M€ sont fournis par le secteur des gratuits. Et les dividendes versés sont évidemment au diapason.
    Et pendant ce temps-là, les porteurs devraient travailler gratuitement en acceptant une charge de travail de 6 heures en étant payés pour seulement 3 heures (et à quel tarif !) ?
    Et ceux qui protestent contre cela seraient licenciés ?

C’est parfaitement inacceptable.

Les licenciements doivent être annulés et les procédures en cours arrêtées.

Pour cela, une manifestation est organisée le lundi 5 décembre à 18 heures devant l’agence
du journal Sud Ouest à Bayonne (voir au verso) et nous appelons les salariés de Sud Ouest
à se mobiliser et à préparer une éventuelle riposte contre ces pratiques.

Un véritable exercice de démocratie. Nous travaillons dans un groupe de presse qui vante les valeurs de la démocratie et de la liberté d’expression et qui a pour devise : « Les actes sont sacrés, les commentaires sont libres ». Les organes de presse, dont le Groupe est propriétaire dans la région (journaux, télé), vont-ils vraiment rendre compte de la réalité des actes commis par ce dernier et librement informer la population de ses turpitudes ?

Un véritable exercice de démocratie. Nous travaillons dans un groupe de presse qui vante les valeurs de la démocratie et de la liberté d’expression et qui a pour devise : « Les actes sont sacrés, les commentaires sont libres ». Les organes de presse, dont le Groupe est propriétaire dans la région (journaux, télé), vont-ils vraiment rendre compte de la réalité des actes commis par ce dernier et librement informer la population de ses turpitudes ?

Bordeaux le 2 décembre 2005


logo cgt
KICIBLE

STOP à la provocation !

STOP à la répression !

            
L’attitude du groupe SUD OUEST
et de sa filiale Kicible est intolérable!!!



Suite au conflit de KICIBLE, 2 salariés sont licenciés pour avoir défendu, avec leurs collègues, leurs revendications.
Aujourd'hui, de nouveau, un troisième est menacé !


HALTE A L'ESCLAVAGE !


Alors que les salariés souhaitent retrouver, au minimum, les 50% de salaire perdus et obtenir des cadences de travail décentes, la Direction se refuse à répondre, fait de la répression et de la provocation. Elle ne respecte pas les engagements pris devant l'inspecteur du travail.

LE DROIT A REVENDIQUER EST REMIS EN CAUSE
La solidarité et la lutte doivent continuer !


POUR LA DEFENSE DES SALARIES ET LA LIBERTE D'EXPRESSION
DANS LES ENTREPRISES, PRIVEES ET PUBLIQUES,
A KICIBLE ET AILLEURS…


VENEZ NOMBREUX


déposer vos journaux, « Petits Basques » et pubs

LUNDI 5 DECEMBRE 2005 à 18 H

devant le journal SUD OUEST à BAYONNE

(face au parking derrière la mairie)




LA DIRECTION de KICIBLE DISTRI-G,
va-t-elle, encore longtemps, jouer la provocation,
en déclarant que les salariés
mettent la société en difficulté ?




La direction de l’entreprise Kicible (distribution du Petit Basque et des pubs à Anglet, 64), claironne auprès du personnel, voire au-delà, que les derniers mouvements de grève dans l’entreprise auraient généré une perte de clients.

Mais qui en est le véritable responsable ?

Le groupe SUD OUEST !

Qui en cherchant en permanence à augmenter ses profits contraint sa filiale de distribution directe (KICIBLE) à baisser ses coûts sans se soucier des conséquences sociales pour les personnels (baisse de 50% des revenus depuis le 1er juillet 2005 et augmentation de la charge de travail).

Le groupe SUD OUEST !

Qui en refusant de répondre aux sollicitations du personnel en grève n’a pas proposé de solution pour sortir du conflit alors qu’il en a les moyens.

La direction de KICIBLE !

Qui en refusant pendant 2 semaines ne serait-ce que de rencontrer les salariés pour trouver une solution a conduit à un durcissement de l’action.

La direction de KICIBLE !

Qui en ne respectant pas ses engagements, pris devant l’inspecteur du travail à la fin du conflit,  méprise les personnels et les pouvoirs publics et ne donne toujours pas les moyens aux salariés d’assurer une qualité de distribution et ainsi les contrats passés avec les clients.

La direction de KICIBLE !

En rejetant la responsabilité d’une mauvaise gestion sur un personnel déjà frappé par la précarité et en licenciant deux d’entre eux pour « insubordination (!) »
_________________

MIREILLE et DANIEL sont les nouvelles victimes d’un autoritarisme patronal, sans vergogne et hors-la-loi. Des salariés précaires qui se battent contre cette précarité que des millions de salariés connaissent et qui conduit hélas à des extrêmes qui font l’actualité. Des salariés, qui parce qu’ils ont relevé la tête et exigé respect de leurs droits et dignité, sont aujourd’hui licenciés et jetés dans des difficultés encore plus grandes.
VOUS salariés de l’entreprise, qui avez montré votre capacité à réagir et à pousser la direction dans ses derniers retranchements, ne laissez pas la direction reprendre la main et vous mettre un genou à terre ! Agissez pour vos droits, votre dignité et la levée de la sanction pour vos deux collègues.
VOUS responsables politiques et élus locaux, qui les avez soutenus pendant leur lutte, continuez par votre action à combattre la précarité et à défendre le droit social, notamment en exigeant la réintégration de Mireille et Daniel.
VOUS représentants des pouvoirs publics, garants de la loi et de la République, en contraignant le groupe SUD OUEST et la direction de KICIBLE, faites respecter les droits fondamentaux et sociaux des salariés.


La SOLIDARITE et la LUTTE doivent CONTINUER !


Vendredi 2 décembre 2005


Appel du Comité général : Distribution directe


Les syndicats Filpac Cgt, réunis en Comité général les 24 et 25 novembre 2005, à Montreuil, apportent leur totale solidarité aux salariés en lutte de la distribution directe.

Ils exigent que les directions de Médiapost (filiale privée de La Poste, ex Delta Diffusion), d’Adrexo (filiale de SPIR, groupe Ouest France) et Kicible Distri G (filiale S3G, groupe Sud Ouest) appliquent la nouvelle convention collective, assurant une rémunération correspondante au temps de travail réellement effectué, et le remboursement des frais professionnels correspondants à ceux engagés, afin que les salariés ne paient plus pour travailler.

Ils exigent des patrons de ces entreprises l’arrêt immédiat des sanctions et répressions à l’encontre des militants et salariés en lutte. A titre d’exemple :

Adrexo Moulins : 13 salariés convoqués le 28 novembre prochain à un entretien préalable au licenciement pour absence injustifiée, alors qu’ils étaient en grève ;

Kicible Anglet : licenciement pour refus de travailler hors du temps légal de travail ;

Médiapost Toulouse : poursuite des sanctions et répressions à l’égard des salariés et militants pendant la médiation obtenue pour négocier. La direction convoque deux anciens élus CGT à un entretien préalable au licenciement deux jours après la fin de leur mandat et donc sans protection légale ; et mise à pied de six jours de 13 élus et salariés CGT, pour fait de grève.

Le Comité général appelle l’ensemble des structures, militants et salariés CGT, à soutenir financièrement et à envoyer des motions de soutien aux salariés et militants pour aider les 50 000 salariés de la distribution directe, répartis dans les 450 dépôts en France, à se structurer syndicalement et les soutenir dans leurs actions.

Montreuil, vendredi 25 novembre 2005.

Les motions, messages de solidarité et soutiens financiers sont à adresser à la Fédération qui fera suivre.
Pour les dépôts sud et nord de Médiapost Toulouse :
  • Soutien financier :
    • Syndicat Filpac CGT Médiapost Bassin Midi Pyrénées,
      BP 7094, Bourse du travail,
      19 place Saint-Sernin, 31070 Toulouse cedex 7. 

Revue de presse concernant la distribution directe dans le carnet de Nico...


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