LE BOULCH à oreille de la Presse


 samedi 15 décembre 2007

LA PEUR DE LA DIRECTION DE MEDIAPOST !

Comment qualifier autrement les prises de position de la direction contre la CGT depuis que celle-ci est devenue la première organisation syndicale dans l’entreprise ? Comment expliquer les multiples pressions exercées à l’encontre des militants syndicaux de notre organisation syndicale afin qu’elle ne puisse pas assumer les responsabilités au sein des Comités d’établissements et du Comité central d’entreprise telle que l’avait décidé démocratiquement la majorité des salariés de l’entreprise aux dernières élections professionnelles ?
Au regard des positions adoptées récemment par la direction :
  • refus de donner la capacité d’agir aux élus  CGT dans la plupart des CE et au CCE ;
  • refus de répondre aux revendications portées par les militants CGT ;
  • aggravation des pressions à l’encontre de ces militants en cherchant, purement et simplement, des prétextes pour essayer de les licencier…
C’est que la direction de Médiapost a peur que la CGT achève de construire ce rapport de force qui permettrait aux salariés d’exiger une meilleure répartition des énormes bénéfices réalisés par l’entreprise !



La « chasse aux sorcières » serait-elle devenue

une pratique des dirigeants de Médiapost  ?

Au regard de ce que la direction fait subir à Patrick DUBURQUE– Délégué Syndical d’Entreprise, Délégué Syndical de Toulouse Sud et membre élu du CE de la région Sud Ouest – c’est une question que les salariés peuvent raisonnablement se poser. Cela fait quand même deux fois qu’est organisée une tentative de licenciement à son encontre.

En effet, ce lundi 10 décembre 2007, Patrick a été convoqué à un entretien préalable en vue de son licenciement. Il a donc répondu à cette convocation et s’est présenté à cet entretien accompagné par le responsable du Secteur de la logistique de la communication et de la distribution de la FILPAC-CGT, ceci pour bien montrer à la direction générale de Médiapost que nous apporterons tout le poids de la fédération afin qu’elle cesse ses agissements, assimilables, à nos yeux,  à de la discrimination syndicale.

Lors de cet entretien, la direction a annoncé à notre camarade qu’il n’y aurait aucun reclassement possible pour palier à la maladie professionnelle qui ne lui permet plus d’occuper son poste de distributeur. Aucun poste de travail, aucune tâche administrative ou organisationnelle dans les dépôts de Toulouse et alentours, qui permettraient le maintien de Patrick comme salarié au sein de Médiapost ou du groupe La Poste, ne serait apparemment envisageable.

Pour autant, au cours de l’entretien, il a été fait le constat que la direction a volontairement bloqué toute embauche sur Toulouse Sud en se dépêchant de créer de nouveaux temps pleins et en refusant de remplacer un départ en retraite.

Quant à des emplois dans le groupe Médiapost dans la zone géographique, la direction régionale affirme qu’il n’y en a pas. Elle prend pour prétexte, faux prétexte évidemment, qu’au regard des directives de la médecine du travail, elle ne pourrait même pas lui attribuer des tâches comme celle d’aide en douane

Au cours de l’entretien, la direction régionale a avoué d’importantes progressions de charges de travail, et donc d’emploi, grâce notamment aux évolutions de l’activité vers de l’adressé et dans le développement du portage de presse (par Néopress). Cette progression de l’activité devant toucher tous les sites et, plus particulièrement ceux de la région de Toulouse, nous avons du mal à admettre que Patrick ne puisse pas en bénéficier.

En fonction de tous ces éléments, la FILPAC-CGT a mis la direction au défit de démontrer son honnêteté et sa bonne foi.  Si la demande de licenciement de Patrick n’a rien à voir avec ses activités militantes (et nous en exigeons la preuve !) Patrick DUBURQUE doit intégrer, dans les plus brefs délais, le centre de Toulouse pour occuper des tâches qui existent et qui sont en rapport avec ses capacités. Pour le moins, il serait nécessaire de l’inscrire dans le plan que la direction doit négocier en matière de GPEC (Gestion Prévisionnelle des emplois et des Compétentes) ou une proposition de reclassement, après avoir utilisé toutes les ressources en matière de formation professionnelle, devrait lui être proposé en tenant compte des futurs emplois et qualifications d’ors et déjà prévus par l’entreprise.

La direction régionale nous a dit prendre bonne note de nos exigences et s’est engagée à en rendre compte à la direction générale qui devrait décider ou non de poursuivre la procédure (avis du comité d’établissement régional, puis décision de la direction du travail).

La FILPAC-CGT rappelle quant à elle, qu’elle prendra toutes les dispositions, si la procédure ne s’arrêtait pas là, pour mener la bataille des libertés syndicales, en appelant à la solidarité et aux soutiens des militants CGT et à Patrick en particulier, car la bataille pour gagner sur les revendications, en dépend.

Ensemble faisons reculer la direction,
REJOIGNEZ la CGT


 Toulouse, le 10 décembre 2007
Fédération des Travailleurs des Industries du livre, du papier et de la communication CGT
263, rue de paris, case 426 - 93514 Montreuil cedex - Tél. 01.48.18. 80.24. - Fax : 01 48 51 99 07 - http://www.filpac-cgt.fr - e-mail : filpac@filpac-cgt.fr

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