Au
regard de ce que la direction fait subir à Patrick
DUBURQUE–
Délégué Syndical
d’Entreprise, Délégué
Syndical de Toulouse Sud et membre élu du CE de la
région Sud Ouest – c’est une question
que les salariés peuvent raisonnablement se poser. Cela fait
quand même deux fois qu’est organisée
une tentative de licenciement à son encontre.
En effet, ce lundi 10 décembre 2007, Patrick a
été convoqué à un entretien
préalable en vue de son licenciement. Il a donc
répondu à cette convocation et s’est
présenté à cet entretien
accompagné par le responsable du Secteur de la logistique de
la communication et de la distribution de la FILPAC-CGT, ceci
pour bien montrer à la direction
générale de Médiapost que nous
apporterons tout le poids de la fédération afin
qu’elle cesse ses agissements, assimilables, à nos
yeux, à de la discrimination syndicale.
Lors de cet entretien, la direction a annoncé à
notre camarade qu’il n’y aurait aucun reclassement
possible pour palier à la maladie professionnelle qui ne lui
permet plus d’occuper son poste de distributeur. Aucun poste
de travail, aucune tâche administrative ou organisationnelle
dans les dépôts de Toulouse et alentours, qui
permettraient le maintien de Patrick comme salarié au sein
de Médiapost
ou du groupe La Poste,
ne serait apparemment
envisageable.
Pour autant, au cours de l’entretien, il a
été fait le constat que la direction a
volontairement bloqué toute embauche sur Toulouse Sud en se
dépêchant de créer de nouveaux temps
pleins et en refusant de remplacer un départ en retraite.
Quant à des emplois dans le groupe Médiapost
dans
la zone géographique, la direction régionale
affirme qu’il n’y en a pas. Elle prend pour
prétexte, faux prétexte évidemment,
qu’au regard des directives de la médecine du
travail, elle ne pourrait même pas lui attribuer des
tâches comme celle d’aide en douane
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Au
cours de l’entretien, la direction régionale a
avoué d’importantes progressions de charges de
travail, et donc d’emploi, grâce notamment aux
évolutions de l’activité vers de
l’adressé et dans le développement du
portage de presse (par Néopress).
Cette progression de
l’activité devant toucher tous les sites et, plus
particulièrement ceux de la région de Toulouse,
nous avons du mal à admettre que Patrick ne puisse pas en
bénéficier.
En fonction de tous ces éléments, la FILPAC-CGT a
mis la direction au défit de démontrer son
honnêteté et sa bonne foi. Si la demande
de licenciement de Patrick n’a rien à voir avec
ses activités militantes (et nous en exigeons la preuve !)
Patrick DUBURQUE doit intégrer, dans les plus brefs
délais, le centre de Toulouse pour occuper des
tâches qui existent et qui sont en rapport avec ses
capacités. Pour le moins, il serait nécessaire de
l’inscrire dans le plan que la direction doit
négocier en matière de GPEC (Gestion
Prévisionnelle des emplois et des Compétentes)
ou
une proposition de reclassement, après avoir
utilisé toutes les ressources en matière de
formation professionnelle, devrait lui être
proposé en tenant compte des futurs emplois et
qualifications d’ors et déjà
prévus par l’entreprise.
La direction régionale nous a dit prendre bonne note de nos
exigences et s’est engagée à en rendre
compte à la direction générale qui
devrait décider ou non de poursuivre la procédure
(avis du comité d’établissement
régional, puis décision de la direction du
travail).
La FILPAC-CGT rappelle quant à elle, qu’elle
prendra toutes les dispositions, si la procédure ne
s’arrêtait pas là, pour mener la
bataille des libertés syndicales, en appelant à
la solidarité et aux soutiens des militants CGT et
à Patrick en particulier, car la bataille pour gagner sur
les revendications, en dépend.
Ensemble
faisons reculer la direction,
REJOIGNEZ la CGT
Toulouse, le 10
décembre 2007
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