Bordeaux le 2
décembre 2005
Suite au conflit de KICIBLE, 2 salariés sont licenciés pour avoir défendu, avec leurs collègues, leurs revendications. Aujourd'hui, de nouveau, un troisième est menacé ! HALTE
A L'ESCLAVAGE !
Alors que les salariés souhaitent retrouver, au minimum, les 50% de salaire perdus et obtenir des cadences de travail décentes, la Direction se refuse à répondre, fait de la répression et de la provocation. Elle ne respecte pas les engagements pris devant l'inspecteur du travail. LE
DROIT A REVENDIQUER EST REMIS EN CAUSE
La solidarité et la lutte doivent continuer ! POUR
LA DEFENSE DES SALARIES ET LA LIBERTE D'EXPRESSION
DANS LES ENTREPRISES, PRIVEES ET PUBLIQUES, A KICIBLE ET AILLEURS…
La direction de l’entreprise Kicible (distribution du Petit Basque et des pubs à Anglet, 64), claironne auprès du personnel, voire au-delà, que les derniers mouvements de grève dans l’entreprise auraient généré une perte de clients. Mais
qui en est le véritable responsable ?
Le
groupe SUD OUEST !
Qui en cherchant en permanence à augmenter ses profits
contraint sa filiale de distribution directe (KICIBLE) à
baisser ses coûts sans se soucier des conséquences
sociales pour les personnels (baisse de 50% des revenus depuis le 1er
juillet 2005 et augmentation de la charge de travail).Le
groupe SUD OUEST !
Qui en refusant de répondre aux sollicitations du personnel
en grève n’a pas proposé de solution
pour sortir du conflit alors qu’il en a les moyens.La direction
de KICIBLE !
Qui en refusant pendant 2 semaines ne serait-ce que de rencontrer les
salariés pour trouver une solution a conduit à un
durcissement de l’action.La
direction de KICIBLE !
Qui en ne respectant pas ses engagements, pris devant
l’inspecteur du travail à la fin du
conflit, méprise les personnels et les pouvoirs
publics et ne donne toujours pas les moyens aux salariés
d’assurer une qualité de distribution et ainsi les
contrats passés avec les clients.La
direction de KICIBLE !
En rejetant la responsabilité d’une mauvaise
gestion sur un personnel déjà frappé
par la précarité et en licenciant deux
d’entre eux pour « insubordination (!) »_________________
MIREILLE et DANIEL sont les nouvelles victimes d’un autoritarisme patronal, sans vergogne et hors-la-loi. Des salariés précaires qui se battent contre cette précarité que des millions de salariés connaissent et qui conduit hélas à des extrêmes qui font l’actualité. Des salariés, qui parce qu’ils ont relevé la tête et exigé respect de leurs droits et dignité, sont aujourd’hui licenciés et jetés dans des difficultés encore plus grandes. VOUS salariés de l’entreprise, qui avez montré votre capacité à réagir et à pousser la direction dans ses derniers retranchements, ne laissez pas la direction reprendre la main et vous mettre un genou à terre ! Agissez pour vos droits, votre dignité et la levée de la sanction pour vos deux collègues. VOUS responsables politiques et élus locaux, qui les avez soutenus pendant leur lutte, continuez par votre action à combattre la précarité et à défendre le droit social, notamment en exigeant la réintégration de Mireille et Daniel. VOUS représentants des pouvoirs publics, garants de la loi et de la République, en contraignant le groupe SUD OUEST et la direction de KICIBLE, faites respecter les droits fondamentaux et sociaux des salariés. La
SOLIDARITE et la LUTTE doivent CONTINUER !
Vendredi 2 décembre
2005
Appel du Comité général : Distribution directeLes syndicats Filpac Cgt, réunis en Comité général les 24 et 25 novembre 2005, à Montreuil, apportent leur totale solidarité aux salariés en lutte de la distribution directe. Ils exigent que les directions de Médiapost (filiale privée de La Poste, ex Delta Diffusion), d’Adrexo (filiale de SPIR, groupe Ouest France) et Kicible Distri G (filiale S3G, groupe Sud Ouest) appliquent la nouvelle convention collective, assurant une rémunération correspondante au temps de travail réellement effectué, et le remboursement des frais professionnels correspondants à ceux engagés, afin que les salariés ne paient plus pour travailler. Ils exigent des patrons de ces entreprises l’arrêt immédiat des sanctions et répressions à l’encontre des militants et salariés en lutte. A titre d’exemple : Adrexo Moulins : 13 salariés convoqués le 28 novembre prochain à un entretien préalable au licenciement pour absence injustifiée, alors qu’ils étaient en grève ; Kicible Anglet : licenciement pour refus de travailler hors du temps légal de travail ; Médiapost Toulouse : poursuite des sanctions et répressions à l’égard des salariés et militants pendant la médiation obtenue pour négocier. La direction convoque deux anciens élus CGT à un entretien préalable au licenciement deux jours après la fin de leur mandat et donc sans protection légale ; et mise à pied de six jours de 13 élus et salariés CGT, pour fait de grève. Le Comité général appelle l’ensemble des structures, militants et salariés CGT, à soutenir financièrement et à envoyer des motions de soutien aux salariés et militants pour aider les 50 000 salariés de la distribution directe, répartis dans les 450 dépôts en France, à se structurer syndicalement et les soutenir dans leurs actions. Montreuil, vendredi 25 novembre
2005.
Les motions, messages de solidarité et soutiens financiers sont à adresser à la Fédération qui fera suivre. Pour les dépôts sud et nord de Médiapost Toulouse :
Revue de presse concernant la distribution directe dans le carnet de Nico... 4:33:43 PM |








