LE BOULCH à oreille de la Presse


 samedi 3 décembre 2005


Solidarité

avec les salariés

de la distribution directe !


    Depuis la signature, en juillet dernier, d’une convention collective dans le secteur de la distribution directe (distribution de prospectus publicitaires ou de journaux gratuits dans les boîtes aux lettres), les directions des trois grands groupes de communication qui se partagent ce secteur, « La Poste » par sa filiale Médiapost, « Ouest-France » avec Adrexo (filiale de Spir communication) et « Sud Ouest » via sa filiale Kicible Distri G, se sont mises d’accord pour, d’une part, ne pas appliquer cette convention collective telle qu’elle a été signée et, d’autre part, pour lancer une véritable chasse aux sorcières contre la CGT.

    Cette convention collective doit permettre d’obtenir une rémunération correspondant au temps de travail réellement effectué, ainsi que le remboursement des frais professionnels engagés, afin que les salariés ne paient plus pour travailler.

    Malheureusement, la lecture que ces entreprises « esclavagistes » en ont fait est toute autre !

    Elles ont, en fait, profité de la signature de cette convention, qui aurait dû être une avancée sociale significative dans ce secteur précarisé, pour augmenter la charge de travail tout en réduisant les rémunérations et pour entamer une stratégie de répression syndicale de grande ampleur à l’encontre des représentants de la CGT. Aujourd’hui, des sanctions disciplinaires sont en cours à Adrexo Moulins, Médiapost Toulouse et Kicible Anglet pour fait de grève ou pour refus de travailler hors du temps légal de travail.

Nous ne pouvons pas accepter cet acharnement !!!

    Les salariés de la distribution directe sont dans le champ de la Fédération des travailleurs des industries du Livre, du Papier et de la Communication Cgt. À ce titre, nous devons, comme nous l’avons décidé lors de notre Comité général des 24 et 25 novembre derniers, nous sentir solidaires de leur combat et leur apporter tout notre soutien dans les épreuves qu’ils subissent.

    C’est pourquoi nous demandons que tous les licenciements, ainsi que toutes les procédures de sanctions disciplinaires en cours, soient purement et simplement annulés et que les directions de Médiapost, Adrexo et Kicible Distri G appliquent la convention collective signée par notre fédération.

Paris, le 3 décembre 2005.
D'autres tracts de soutien sur le sujet sur antrapresse.com.


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