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Pourquoi
à MEDIAPOST la CGT demande :
la reconnaissance
du bassin comme « établissement »
la constitution
d’un Comité d’Etablissement par Bassin
clairement identifié
la
création d’un Comité Central
d’Entreprise
I)
LE CONTEXTE ACTUEL DES IRP CHEZ MEDIAPOST
I.1)
Structure de la société
Le
descriptif structurel et fonctionnel présenté ci
après a été publié sur
le site Internet de MEDIAPOST lors de la création de la
société (Copie
d’écran joint en annexe). Il a
été repris dans son
intégralité.
L’organisation
de MEDIAPOST s’articule autour de 3 niveaux qui assurent la
puissance
et la complémentarité de deux
opérateurs, un opérateur
dédié pour les
zones les plus denses et La Poste, qui combine adressée et
non adressée
dans les zones rurales.
Les Régions
Les (8) directions
régionales ont été
créées en conformité avec le
découpage des délégations
territoriales de La Poste. L'activité
PNA est structurée dans une logique de réseau
autour de deux lignes
fonctionnelles fortes : le commerce et la logistique. Les
Directeurs régionaux se situent au cœur du nouveau
dispositif. Chaque
direction est responsable de la mise en œuvre de la
stratégie et de
l'image de la nouvelle entreprise au sein de sa région. Elle
est
également responsable des résultats de sa
région au sein de la nouvelle
entreprise. Les Directeurs régionaux sont les garants de la
cohésion
sociale et responsables de la qualité des
opérations dans leur ressort
géographique
Les
Bassins
(28) bassins sont
définis au sein des régions. La
création des bassins
répond à une double volonté
d'optimisation de l'exploitation et d'efficacité
commerciale. Le bassin
est le premier
niveau de pilotage économique, il fonctionnera
en qualité de centre
de profit. Chaque bassin est dirigé par un Directeur de bassin, responsable
de la performance et la qualité des opérations du
développement
commercial sur sa zone et de l'atteinte des objectifs
économiques et
financiers du bassin. Les Directeurs de
bassin rapportent hiérarchiquement à la
région dont ils dépendent.
Les
Plates-formes
Environ (170) plates-formes
logistiques sont implantées dans les villes moyennes. Elles
assurent la
distribution sur leur zone et la dispersion des messages vers les
antennes et le réseau postal (bureaux de poste).
Vous
trouverez en annexe la carte
(Régions_Bassins_Plate-Forme_Antennes)
officielle et actualisée de
l’implantation de MEDIAPOST
L’organigramme complet de la société
vous a été communiqué lors de notre
saisine.
I.2 )
Descriptifs des différentes fonctions
Le
document officiel recensant les descriptifs des différentes
fonctions
classées par filière utilisé dans le
cadre de la préparation des
entretiens annuels d’évaluation est joint en
annexe au présent document.
I.3) Convention Collective de Branche
La Direction de
MEDIAPOST SA a mis en application au sein de l’entreprise ,
les dispositions de la Convention
Collective de Branche de la Distribution Directe dont elle
est signataire, le 4
Juillet 2005
I.4)
Structure des Institutions Représentatives du Personnel
Les
négociations du protocole préélectoral
du comité d’entreprise sont organisées
au niveau du siège de la société.
Un
« Accord de Méthode relatif à
l’organisation des élections de
Délégués
du Personnel sur les sites de Médiapost » est par
ailleurs négocié
entre la Direction et les Organisations Syndicales. Cet accord a pour
objectif de déterminer les règles pratiques
communes visant à faciliter
le bon déroulement de celles ci.
1)
Délégués du Personnel
Les délégués
du personnel sont élus au niveau de la
plate-forme, dès que l’effectif
"employés temps plein" (ETP) atteint 11
salariés.
La
Convention Collective Nationale de la Distribution Directe
prévoit que
l’effectif ETP à prendre en compte est obtenu en
multipliant «
l’effectif physique » par un coefficient multiplicateur
défini à « 1.7 ».
Les négociations
locales se déroulent sur chaque tête de bassin
et les protocoles électoraux de chaque plate-forme du bassin
y sont
négociés les uns après les autres. La
Direction est représentée par le Directeur de Bassin
assisté du Responsable Ressources Humaines
détaché en région.
Ces
élections sont organisées suivant le principe du
vote physique et les
résultats sont dépouillés au niveau de
la plate-forme concernée.
2)
Le Comité d’Entreprise
Le
Comité d’Entreprise actuel dont le mandat arrive
à terme fin juin a une compétence
nationale. Il est constitué de membres
élus par les collèges
Employés, Agents de Maîtrise et Cadre.
3)
Le CHSCT
Le
comité hygiène et
Sécurité dont les membres ont
été élus par
l’ensembles des élus CE et DP
titulaires, a une compétence nationale.
II)
RENOUVELLEMENT DES IRP
II.1)
Contexte de la négociation
Le mandat des
Délégués du Personnel de site et des
membres du Comité d’entreprise arrive à
échéance fin juin 2007.
Par
courrier en date du 5 février 2007, Monsieur Pierre Emmanuel
LECLERC,
Directeur Général Adjoint Ressources Humaines,
invitait l’ensemble des
organisations syndicales représentatives à
négocier le protocole
électoral « Comité
d’Entreprise » et un accord de méthode
concernant
les élections des
Délégués du Personnel sur les
plates-formes le Lundi
19 Février 2007 de 11h 00 à 16h00.
La CGT a constaté au
regard de cette convocation, que les dispositions précises
du Code du
Travail en matière de négociation d’un
protocole préélectoral
n’étaient
pas prises en compte par la Direction de MEDIAPOST.
La CGT
a alors adressé deux courriers préalables
à l’ouverture des
négociations(12 et 21 février 2007),
pour rappeler à la direction l’obligation qui lui
est faite d’ouvrir des négociations sur le
caractère et le nombre des établissements
distincts.
Deux réunions ont été
organisées sans que cette même Direction
ne
daigne prendre en compte nos courriers de rappel et respecter ainsi les
dispositions du Code du Travail.
Cette attitude nous semble démontrer sans
ambiguïté sa volonté
d’imposer « son point de vue ».
Constatant
cette position pour le moins illégale, la CGT
s’est vue contrainte de
solliciter l’intervention de
l’Inspectrice du Travail de Bagneux,
Madame ROUSSELLE qui par courrier en date du 28 mars 2007 a mis en demeure la
société MEDIAPOST d’ouvrir de
réelles négociations sur le sujet.
Au bout de 2 réunions supplémentaires, force a
été de constater que l’unanimité
requise ne pouvait être obtenue, les
positions des différentes délégations
étant trop divergentes.
II.2)
Saisine de de la DDTEFP
La
CGT a donc décidé de saisir le
Directeur Départemental du Travail pour
la fixation du nombre et du périmètre des
établissements distincts pour
les élections du comité d’entreprise au
sein de MEDIAPOST conformément
aux articles L.433-2 9ème alinéa et
L.435-4 4ème e5ème alinéas du Code
du Travail..
III)
POSITION ET ARGUMENTAIRE DE LA CGT
La
CGT a toujours milité en faveur d’Instances
Représentatives du
Personnel au plus proche du salariat considérant que
l’efficacité d’un
élu passe à la fois par la qualité de
l’information qui lui est
transmise et par la capacité qui lui offerte pour
l’exploiter au mieux
dans l’intérêt des salariés.
III.1)
Incidence de la structure de la société
Un
Comité d’Entreprise unique n’est pas du
tout adapté au découpage structurel et
fonctionnel de la société.
Une société de plus de 14 000 salariés,
répartis dans environ 180
implantations
sur tout le territoire se doit, dans la mesure où elle ne
cesse de se
prévaloir d’une véritable
politique sociale , d’adapter la structure
de ses IRP à sa propre structure.
Compte tenu de ses prérogatives, le CE doit être
un véritable outil
social au service du salariat. Pour ce faire, la proximité de
l’instance auprès des
salariés est nécessaire et obligatoire.
Offrir à ses
salariés des instances de proximité
c’est avant tout les RESPECTER
en faisant preuve de transparence
Le CE
actuel a été élu par 27,43% des
salariés soit 3468 suffrages valables pour 12641
électeurs potentiels) comme en
témoignent les résultats des dernières
élections du Comité d’Entreprise en
2005.
- Collège Cadre
:
Inscrits 220
Votants 62
Exprimés 57
soit un taux de participation de 28,18%.
- Collège Agent
de maîtrise :
Inscrits 622
Votants 214
Exprimés 209
soit un taux de participation de 34,40%.
- Collège Employés
:
Inscrits 11 616
Votants 3 276
Exprimés 3 202
soit un taux de participation de 28,19%.
Le
CE actuel a été élu par 27,43% des
salariés soit 3468 suffrages valables pour 12641
électeurs potentiels).
Quand
seulement 27,43% du personnel élisent un CE national peut on
considérer que les salariés y trouvent un
intérêt ?
Il
convient de noter par ailleurs que ces résultats 2005 sont
sensiblement
équivalents à ceux enregistrés lors de
l’élection précédente.
Comme
en témoignent les résultats de ces
dernières élections, les salariés se
désintéressent totalement d’une
instance nationale trop éloignée de
leurs préoccupations
Ces résultats sont éloquents et nous conduisent
à réfléchir sur une ou des
institutions mieux adaptés aux attentes des
salariés.
III.2)
Incidence de la qualité de l’information
La Convention Collective,
l’accord de modulation du Temps de Travail et
l’accord d’entreprise sur la «
Distribution sur Liste » mis en application au
sein de l’entreprise induisent de fait , une
information aux membres du Comité d’Entreprise.
Ces différents accords ont une très
forte incidence sur les conditions de travail des salariés
concernés.
Il
est donc souhaitable, voire même obligatoire, que les
informations
transmises soient complètes, claires et
le plus détaillées
possible pour permettre aux différents
élus de les analyser et pouvoir
ainsi répondre à bon escient et en toute
connaissance de cause aux
diverses demandes formulées par les
salariés.
L’expérience tirée du fonctionnement du
Comité actuel met en évidence 3 cas de figure :
- l’information
obligatoire n’est pas donnée ( Rapport annuel sur le
Temps Partiel, rapport de la médecine du travail…)
- l’information
fournie est succincte, et désordonnée
(Répartition
des secteurs dans les tranches de cadences)
- l’information
est complète et détaillée
(Bilan annuel de
la modulation du temps de travail)
Il
résulte de cette analyse, que les membres du CE actuel se
trouvent dans
l’impossibilité d’exploiter
l’information au mieux des intérêts des
salariés et donc ne peuvent remplir la mission qui est la
leur
Il
paraît évident, que, dans
l’hypothèse où la direction respecte
ses
obligations en matière d’information,
les membres élus sont dans
l’impossibilité manifeste d’exercer
correctement leurs mandats qui
plus est dans le cadre d’un CE unique national.
En effet, pour que l’information puisse être
réellement exploitable, elle doit obligatoirement
être :
- détaillée secteur par secteur, et
consolidée plate-forme par plate-forme quand il
s’agit de la Répartition
des secteurs dans les tranches de cadence
- détaillée par
salarié, plate-forme par plate-forme quand il
s’agit du Bilan
annuel de la modulation du temps de travail
- détaillée
plate-forme par plate-forme en ce qui concerne le Rapport
annuel sur le Temps Partiel, et le rapport de la
médecine du travail
Force
est donc de constater, que la plate-forme est
véritablement
la source de l’information.
La
direction s’est toujours refusée à
communiquer, malgré leurs demandes
expresses et réitérées, ces
données aux
délégués du Personnel élus
sur les plates-formes, prétextant que cette information
n’entrait pas
dans leurs prérogatives et en se réfugiant
derrières les prérogatives
du Comité d’entreprise.
Face aux membres élus du CE
national, la Direction a systématiquement refusé
de traiter ce qu’elle
considérait comme « des informations
qu’elle qualifiait
d’individuelles » et qui selon elle
devaient être abordées en réunion
de DP.
Cette fâcheuse
et néfaste tendance
adoptée systématiquement par la
direction pour renvoyer les 2
institutions dos à dos est pour la CGT une des raisons
majeures qui
l’ont conforté dans sa volonté
d’obtenir des IRP de proximité.
III.3) Le
Bassin est un établissement
La Direction de
Médiapost reconnaît officiellement dans sa
communication externe (site Internet) que le « Bassin
» est le
premier niveau de pilotage économique,
qu’il fonctionne en qualité de centre de profit,
en donnant au Directeur
de Bassin l’entière
responsabilité de la performance et de la qualité
des opérations de
développement commercial sur sa zone et de
l’atteinte des objectifs
économiques et financiers du bassin.
Cette définition claire donne déjà un
aperçu de l’autonomie
dont dispose le bassin dans la structure fonctionnelle
Médiapost.
Cette
suspicion d’autonomie est par ailleurs renforcée
par le descriptif de
la fonction tel qu’il apparaît dans la fiche de
poste du Directeur de
Bassin.(voir en annexe).
Le Directeur de Bassin est le pilote
du développement de la rentabilité de
son bassin(cf. Fiche de poste ,
Missions Principales). Cette définition donne
déjà une idée bien
précise de l’étendue de ses
responsabilités.
Il reçoit ses pouvoirs par délégation
du Directeur Régional
Les domaines
essentiels de la recherche de l’autonomie d’un
établissement tels que définis par
le Conseil d’Etat à la gestion du personnel
et l’exécution
du service font partie intégrante des prérogatives
du Directeur de Bassin.
III.3.1) En
matière de gestion du personnel
Le Directeur est
responsable du recrutement (embauche)
, de l’encadrement (management)
et du développement des compétences (formation) des
équipes commerciales et production , définit les
objectifs et évalue la performance (promotion).
Il applique les dispositions de la Convention Collective en
matière de rémunérations
Les sanctions
disciplinaires
qui peuvent être prononcées à
l’égard du personnel sont
décidées par le
Directeur de Bassin et notifiées au salarié soit
par le Responsable de
Plate-forme (par délégation) soit par
lui même (voir
courrier de licenciement de Madame Evelyne DUBURQUE, ex
salariée de la plate-forme de Toulouse Sud).
III.3.2) En
matière d’exécution du service
Le Directeur de
Bassin optimise le fonctionnement de la
production, définit
le plan
d’action commercial, coordonne l’activité
des filières commerciale et production.
Il propose
le budget, définit
les priorités d’investissement et engage les
ressources (humaines, transport, matériels..) dans le cadre
budgétaire défini.
Le Directeur de Bassin est dans l’obligation
d’atteindre un niveau de performance économique
en terme de marge
opérationnelle, de Chiffres d’affaires
et de recouvrement.
Le
Directeur de Bassin conduit en outre le dialogue social avec les
partenaires sociaux et les représentants du personnel sur
son périmètre.
III.3.3)
Organisation fonctionnelle et opérationnelle du Bassin
Le Bassin, premier
niveau de pilotage économique regroupe un ensemble de
plate-forme ( production).
Le Directeur de Bassin est assisté dans la cadre de ses
prérogatives par :
-
un Chef des Ventes (Commercial)
-
un Chargé Logistique (Logistique)
-
des Responsables de Plate-formes (Production)
Le
Chef des ventes manage une équipe de commerciaux et
d’assistantes
commerciales qui interviennent sur tout le
périmètre du Bassin.
Le
Chargé Logistique manage une équipe de
contrôleurs, détachés
fonctionnellement sur les plates-formes mais qui sont susceptibles
d’intervenir sur toutes les autres plates-formes
dépendant du bassin.
Les
Chefs d’équipes, magasiniers et distributeurs sont
affectés à une
plate-forme mais sont susceptibles d’intervenir en support
sur les
autres plates-formes du bassin.
Cette description succincte de l’organisation
fonctionnelle et opérationnelle du
Bassin démontre et renforce le
positionnement du bassin en
tant qu’entité économique autonome.
III.3.4) La
Région n’est pas un établissement
La
région doit être considérée
comme une structure administrative décentralisée
rattachée à la Direction
Générale.
En effet, si l’on se base sur l’organigramme
officiel de la société (fourni lors de la
saisine) on constate que :
- le Directeur Régional est directement
rattaché à la
Direction Générale
- le Responsable Ressources Humaines est
détaché de la Direction
Générale Adjointe « Ressources Humaines
et Juridique »
- le
Contrôleur de Gestion est
détaché de la Direction
Générale Adjointe Finances et Contrôle
de Gestion
- le CIO est détaché de
la Direction
Système d’Informations Supervision et
Qualité
Toutes ces fonctions viennent en support
administratif auprès des Directeurs de Bassin.
Les
autres fonctions (RCR et RPQR) constituent des interfaces
techniques
commerciales et production entre les bassins et les Directions
Commerciales et Opérationnelles.
IV)
CONCLUSION
Nous venons de démontrer sans
ambiguïté que :
- la société MEDIAPOST est
constituée par de nombreux
établissements autonomes
- le
Comité d’Entreprise unique ne répond
pas aux attentes des salariés et
qu’il ne permet pas aux élus de remplir
correctement leurs mandats
Considérant
que :
- le bassin présente tous les
critères d’autonomie nécessaire pour le
qualifier d’établissement distinct
- les
pouvoirs du Directeur de Bassin sont largement suffisants
pour
présider utilement un Comité
d’Etablissement c’est à dire
pour
informer et consulter le comité sur la gestion de
l’établissement et
engager avec les représentants du personnel et les
représentants
syndicaux un dialogue utile au sein de ce comité
- le niveau d’information attendu entre
largement dans les compétences et les
prérogatives du directeur de bassin
Voila pourquoi la CGT demande :
- la
reconnaissance du bassin comme « établissement
»
- la
constitution d’un Comité d’Etablissement
par Bassin clairement identifié
- la
création d’un Comité Central
d’Entreprise
Pour
le collectif CGT-MEDIAPOST
Patrick DUBURQUE
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