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vendredi 9 décembre 2005 |

Le
Niveau II,
un vrai métier !
Le Niveau II c'est celui des
grossistes, qui reçoivent des plates-formes logistiques les
journauxet
périodiques afin de les acheminer vers les 30 000
diffuseurs de presse
nationale. Il s'agit donc
d'un
rôle essentiel dans la distribution.
Trois sociétés
différentes assurent cette fonction:
- La
Société Presse Paris Service
(SPPS), organisée en 4 structures calquées sur
les dépôts.
- La
Société d'Agence et de
Diffusion (SAD), soit 20 unités.
- Les 168
dépôts, dits
«indépendants» ou bien
«gérés» directement par les
Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne.
Hors
NMPP, 2 entités existent : les dépôts
parisiens des Messageries
lyonnaises de presse et ceux de la presse quotidienne
régionale.
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Derrière
le NiveauII,
Lagardère veille
Si nous sommes dispersés,
un homme, un groupe, président aux destinées de
la distribution, et pas
dans le sens du service au public : Lagardère
Hachette.
Premier
éditeur de magazines, présent dans nombre de
groupes de presse
quotidienne, il règne sur le Niveau I, celui des
éditeurs regroupés en
coopérative.
Opérateur principal des NMPP, il
contrôle Transport
Presse, à 49% filiale Hachette. Par NMPP et Transport
Presse, il
contrôle la SPPS et la SAD. On le retrouve dans les 168
dépôts, gérés
ou indépendants. Et, bien sûr, au niveau des
diffuseurs, par les 800
Relay, les 700 kiosques parisiens (gérés par une
filiale Hachette) et
les 1500 Maisons de la presse, dont l'ordonnancement est marque
déposée
NMPP.
Ce que veut Lagardère, c'est, en
recentrant
les NMPP sur ce
qu'il estime être rentable, le réseau informatique
et le Niveau II, devenir le propriétaire privé de
la future distribution de la presse,
quand elle s'ouvrira à la concurrence européenne.
Nous avons comme
ambition de sauvegarder le système de groupage des titres,
la
péréquation des coûts de distribution,
bref de préserver la vocation
démocratique du système de distribution, contre
son accaparement par un
groupe dominant.
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En
finir avec notre dispersion...
Nous, qui travaillons dans l'une de ces
sociétés, n'avons pas les
bénéfices d'une même convention
collective.
Pour les salariés de la SPPS (325
environ),
c'est la convention collective de la presse parisienne.
Pour
ceux de la SAD (900 environ), une convention d'entreprise existe, mais
elle peine souvent à se faire appliquer
intégralement.
Quant aux
salariés des 168 dépôts, dont les actes
professionnels ne diffèrent pas
des autres sociétés, ils sont voués
à des conventions variées, mais pas
à une convention spécifique. De plus, le nombre
de ces dépôts ne cesse
de diminuer : une nouvelle réduction de 50 d'entre eux vient
d'être
annoncée !
La convention collective permet de
négocier
collectivement le contrat de travail, de telle manière que
les acquis
des uns profitent aux autres. Elle constitue un outil indispensable
pour éviter de se retrouver seul face à des
directions d'entreprise coordonnées, organisées.
Ce que nous proposons, c'est bien de
tirer vers le haut la situation de toutes et tous, pour que chacun
bénéficie de ce qui a été
obtenu de meilleur ailleurs.
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Revendiquons
ensemble !
Il n'est plus acceptable que des
différences
de rémunérations abusives et infondées
perdurent dans notre profession.
Travail égal,salaire
égal !
Il
n'est plus acceptable que des conditions de travail
pénibles
continuent d'exister alors que le réseau de
distribution reçoit, année
après année, des aides à la
modernisation.
Il n'est plus
acceptable que certains salariés du niveau II ne
bénéficient pas d'une
protection sociale suffisante avec accès à une
mutuelle de santé et à
une caisse de prévoyance décès
invalidité.
Enfin, il n'est plus
acceptable que le métier de la distribution niveau II ne
soit pas
reconnu en tant que tel alors que son rôle va encore
être renforcé dans
les années à venir !
Seuls dans nos ateliers nous avons
un
sentiment d'impuissance mais, si nous nous regroupons, nous
pouvons
construire un rapport
de force à la mesure de nos exigences !
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Ce
que nous exigeons !
Une convention collective qui
définira la
base d'une rémunération digne de ce nom qui
prenne en compte l'ancienneté,les
formations passées et l'expérience acquise tout
au
long de la carrière.
Une amélioration sensible de nos
conditions
de travail et la reconnaissance de la pénibilité
du métier de la
distribution de la presse niveau II, notamment pour les
salariés qui
travaillent de nuit.
L'accès aux caisses sociales
professionnelles
(Mutuelle de la presse et le groupe Audiens) ainsi qu'au droit
à la
formation (Médiafor) pour tous. L'ensemble de ces
avancées sociales
nous donnerait ainsi un cadre
professionnel défini qui nous garantirait
un statut social auquel certains d'entre nous ne peuvent
prétendre
aujourd'hui.
Cette reconnaissance de notre
métier et de
notre
statut doit également nous permettre d'être enfin
reconnu comme des salariés
du Livre à part entière et non comme
de simples
manutentionnaires.
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Une
convention
collective nationale
du Niveau II
- Pour
construire un véritable
cadre professionnel
- Pour
gagner un statut social
- Pour
une reconnaissance de la
pénibilité du travail
- Pour
améliorer les
conditions de travaiPour une augmentation significative des
salaires
Dans le contexte
actuel, et plus que jamais,
connaître ses droits et avoir des
revendications est plus que légitime.
Avec la Filpac-CGT
OUI, c'est POSSIBLE !
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Alors contactez nous !
Filpac-CGT
Tél. :
01 48 18 80 24
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Combébiac
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fédéral distribution
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