
Arrêtons
la politique de la
peau de chagrin !
Le
secrétariat de notre syndicat a rencontré,
à sa
demande, la direction de la SPPS, dans le cadre des
négociations
prévues dans l’accord
du 2 décembre 2003 sous le terme de «
revoyure ».
Mais, alors que
différentes pistes avaient été
évoquées avant les vacances afin de construire un
réel projet industriel proposant de nouvelles organisations
de
travail susceptibles de ramener le niveau des effectifs aux alentours
des chiffres évoqués dans le
protocole d’accord du 21 avril 2006,
la direction nous a simplement annoncé son intention de
diminuer
les effectifs ouvriers, dans toutes les équipes, sans rien changer des
organisations de travail existantes.
Les effectifs
actuels des dépôts sont le résultat de
négociations qui prennent en compte la charge de travail et
les
effectifs susceptibles de l’absorber sans perdre de vue une exigence de
qualité du travail.
La proposition élaborée par la
délégation
patronale s’inscrit dans une perspective radicalement
différente, puisqu’elle n’offre
qu’une
navrante solution de
facilité
pour palier le sous-effectif consécutif aux
départs
anticipés. Pas de réorganisation, pas de
planification,
pas le moindre argument de gestion ; la seule formule
ressassée
par la direction, tout au long de la réunion, a
été : “Nous sommes persuadés
que l’entreprise peut fonctionner avec un effectif de 308
salariés !“
Mais sur la base de quels chiffres ? A partir de quels calculs cette
conviction a-t-elle été acquise ? Quelles
simulations de
coûts et de productivité ont
été
effectuées et dûment comparées pour
conduire au
choix de la solution la plus efficiente ? Réponse :
“Nous sommes
persuadés que l’entreprise peut fonctionner avec
un effectif de 308 salariés !“.
Les outils
mobilisés par la direction pour gérer
cette entreprise semblent ainsi se limiter à un calcul de
proportion qui n’impressionnerait pas un enfant de
6ème,
et aboutissent à une proposition au mieux impossible à mettre
en place compte tenu des organisations de travail actuelles,
au pire, source de
dégradation des conditions de travail et de
désorganisation de la production.
La nouvelle
répartition des
postes de travail journaliers qui nous sera imposée dans les
ateliers à partir du mois d’octobre prochain est
la
suivante :
|
Charenton |
Chevilly |
Clichy |
Bobigny |
| Jour |
10
postes |
10
postes |
10
postes |
21
postes |
| Nuit |
10
postes |
10
postes |
11
postes |
18
postes |
C’est-à-dire que l’on réduit
les effectifs dans le secteur qui est déjà le
plus productif de l’entreprise, à
savoir, les ateliers ! Pourtant, n’est-il pas
évident que les gains d’efficacité
réalisables, à organisation inchangée,
sur les secteurs qui ont déjà le plus
contribué aux progrès de la
productivité ne peuvent être que marginaux, et que
les gains les plus importants devraient plutôt être
systématiquement recherchés dans les secteurs
n’ayant pas
encore fait l’objet de mesures de
restructuration ? Gageons qu’il demeure d’importants gisements
de productivité inexploités ailleurs
que dans nos ateliers... Dans la structure de coordination
peut-être...
Que la direction essaye de nous
imposer sa
nouvelle répartition dès le mois
d’octobre, grand
bien lui fasse : la démonstration par les faits de son
incapacité à gérer n’en sera
que plus
flagrante. Mais nous continuerons, pour notre part, de respecter et
d’appliquer les
accords existants,
et cela tant que nous n’aurons pas
négocié de
nouveaux accords d’effectif définissant de
nouvelles
organisations de travail respectueuses des conditions de travail autant
que de la qualité du service fourni.
Ceci étant dit, il
faudrait surtout s’interroger sur les véritables
intentions de la direction
générale des NMPP et de ses donneurs
d’ordres. Pourquoi encourager la mise en œuvre de mesures de sabotage
? Comment pensent-elle pouvoir nous contraindre à atteindre
le
chiffre de 275 salariés au 31 décembre 2007 ? Les
différentes rumeurs sur l’externalisation des
«
étrangers », des invendus et des derniers clients
banlieue, savamment diffusées par l’encadrement
dans nos
ateliers, seraient-elles fondées ?!? Et qu’en
est-il des
informations qui circulent sur la fermeture du centre de Combs-la-Ville
?
Alors que les grandes manœuvres
viennent de commencer au sein du groupe Hachette, l’ensemble de la CGT
devrait refuser les mesures
expéditives
à la SPPS (et dans les autres ateliers des NMPP) tant que
l’opérateur n’a pas rendu
public sa stratégie, tant au niveau I qu’au niveau
II, en
ce qui concerne la distribution de la presse en France.
Le Comité syndical.
Pour
téléchargez la déclaration au format
pdf, cliquez sur ce lien.
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