TARBES DIFFUSION PRESSE
SALARIÉS EN COLÈRE !
Sous
prétexte
d’économies, les Nouvelles Messageries de la
Presse Parisienne (NMPP) ont passé la vitesse
supérieure en ce qui concerne les rattachements des
dépôts de niveau 2. Mais, apparemment, tous les
projets de rattachements n’ont pas comme principale
justification la consolidation économique du
réseau !
Depuis plus
d’un
an les NMPP pressent la dépositaire de Tarbes de rattacher
le dépôt de Ponlat. Si le rattachement de ces deux
dépôts, comptant chacun 120 diffuseurs sur 1000
kilomètres de tournée et placés
principalement en zone montagneuse, devenait effectif il forcerait le
futur dépositaire à construire de nouveaux locaux
à 60 kilomètres de l’emplacement actuel
du dépôt de Tarbes.
En plus du
coût
substantiel d’un tel projet et des conséquences
pour les diffuseurs d’un tel éloignement, une
étude comptable sur ce projet de rattachement
imposé par les NMPP démontre clairement que la
nouvelle société ne serait jamais viable
économiquement.
La
dépositaire
de Tarbes s’est vue donc contrainte de refuser la
décision de Commission d'Organisation de la Vente (COV -
commission permanente du Conseil Supérieur des Messageries
de Presse qui contribue à l'organisation du
réseau de distribution) tout en proposant un projet
alternatif qui, dossiers technique et comptable à
l’appui, démontre toute sa pertinence. En effet,
il est évident que l’éclatement du
réseau des diffuseurs de Ponlat sur Tarbes, Foix et Toulouse
serait la meilleure des solutions, aussi bien en terme
économique qu’en terme de pure logistique. De
plus, cette solution permettrait d’éviter un
désastre social que le rattachement proposé par
les NMPP ne manquerait pas de provoquer.
Les
salariés du
dépôt de Tarbes, plus qu’inquiets sur
leur devenir, exigent des NMPP qu’elles revoient leur
position sur ce rattachement “politique” et
qu’elles réexaminent honnêtement la
proposition alternative de leur direction.
Sur cette position,
nous
avons d’ailleurs le soutien du réseau des
diffuseurs tarbais également très inquiets de
leurs conditions d’existence si le dépôt
de Tarbes venait à disparaître.
Pour
l’heure,
les salariés restent mobilisés et attentifs et se
déclarent prêts à réagir si
les NMPP choisissent le “passage en force” et
oublient, comme à leur habitude, la question sociale
liée à ce projet de rattachement.
Le syndicat CGT de
Tarbes
Diffusion Presse a bien l’intention de jouer pleinement son
rôle et appelle l’ensemble des salariés
de la presse à se mobiliser et à nous apporter
leur solidarité afin d’empêcher la casse
sociale au dépôt de Tarbes et, plus
généralement, sur l’ensemble de niveau
2 un peu partout en France dans les mois à venir.
En effet, aux vues
de la
réduction du nombre de dépôts
envisagée dans le projet “Défi
2010” des NMPP, le cas du dépôt de
Tarbes ne sera malheureusement pas un cas isolé et nombre de
salariés subiront cette restructuration du réseau
où seuls les salariés à statuts des
NMPP sont, pour le moment, pris en compte.
Que
vont devenir les 17 salariés du dépôt
de Tarbes ?
Que vont devenir les salariés du niveau 2
lors de la mise en œuvre du plan des NMPP
“Défi 2010” ?
Tarbes,
le 15 octobre 2007
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