La direction
générale des Nouvelles Messageries de la Presse
Parisienne (NMPP) refuse systématiquement
d’entamer des discussions avec la Filpac-Cgt pour la mise en
œuvre d’une convention collective du niveau 2 :
elle ne s’estime pas “ être le bon
interlocuteur dans ce dossier”. Elle s’appuie sur
le statut « privé » de la
majorité des dépôts de presse pour
refuser tout dialogue avec notre fédération sur
le sujet, et nous oriente vers le syndicat des dépositaires
de presse (SNDP), plus légitime, selon elle, pour aborder
ces discussions.
La situation qui se fait
jour au dépôt de Tarbes tend à nous
confirmer que, bien que privés, les
dépôts de niveau 2 sont totalement sous la coupe
des NMPP qui, grâce aux contrats renouvelables à 5
ans qu’elles font signer aux dépositaires, peuvent
imposer leur stratégie sur l’ensemble du
réseau… même à un membre du
bureau du SNDP. De plus, cette même direction des NMPP
possédera ou contrôlera, via les SAD, la SPPS et
les dépôts gérés,
près de 40 % du réseau sur les 130
dépôts annoncés en fin du plan
« Défi 2010 » !
Comme l’affirme
le syndicat CGT du dépôt de Tarbes, le
rattachement que les NMPP veulent imposer sans négociation
sociale dans leur région n’est pas un cas
isolé. Il risque au contraire de devenir un cas
d’école dans les années à
venir.
Combien
de salariés seront sacrifiés par cette
application brutale et méprisante
de la stratégie mise en œuvre par la direction des
NMPP ?
Le syndicat CGT-SPPS
tient à apporter son soutien plein et entier aux camarades
du dépôt de Tarbes. Il réaffirme sa
volonté de voir s’ouvrir des
négociations entre la Filpac-Cgt, le SNDP et les NMPP, afin
qu’une convention collective de branche pour le niveau 2 voit
enfin le jour.
Notre syndicat exige
également que, pendant la mise en œuvre de
« Défi 2010 », des
négociations soient ouvertes entre les parties
précitées afin d’encadrer les futurs
rattachements de dépôts en définissant
des règles sociales acceptables par les salariés
concernés.