Sous le titre « perspectives
économiques, logistiques et sociales des NMPP »,
le document de la direction des NMPP, fourni au comité
central
d‘entreprise le 13 novembre, révèle un
projet de réorganisation de très
grande ampleur.
En quoi la direction des NMPP est-elle
légitime
pour s‘émanciper de la loi, en
l‘occurrence celle du 2 avril 1947, dite
loi
Bichet, qui a créé en son titre II, articles 17
et 18, un conseil
supérieur des messageries de presse ?
En quoi peut-elle prétendre
que la réorganisation majeure qu‘elle
préconise peut échapper à un
examen paritaire pratiqué au sein du conseil
supérieur des messageries ?
Pourquoi,
d‘elle-même, cette direction des NMPP
n‘a-t-elle pas saisi cette
instance supérieure, prévue pour «
faciliter l‘application de la
présente loi », pour procéder de la
sorte ?
Il faut ramener la
loi dans la gestion industrielle, économique et sociale des
NMPP. C‘est
ce que la FILPAC CGT se propose de faire en demandant une
réunion des
plus urgentes du conseil supérieur des messageries, qui
serait ouverte
à l‘ensemble des organisations syndicales
représentatives.
La
vaste réorganisation préconisée par la
direction des NMPP a des
conséquences multiples, tant à Paris
qu‘en région, pour les centres du
niveau 1, ceux du niveau 2, mais aussi pour les ARM et les tous
dépositaires. En fait, tous les personnels ayant une
activité relevant
du domaine de la distribution de la presse sont concernés.
C‘est
pourquoi la FILPAC CGT convoque une réunion des
équipes syndicales
concernées, de telle manière que le projet de
rupture de la direction
des NMPP connaisse une réponse syndicale unitaire
à la hauteur des
enjeux, tant sur l‘emploi que l‘existence des
dépôts, des ARM, sur les
relations Presse-Poste, etc.
C‘est un pan entier de la liberté
de
diffusion de la presse, prise sous l‘angle de la
péréquation des coûts,
qui est désormais sur la sellette.
Voilà qui nécessite le
rassemblement de toutes les forces de la FILPAC CGT afin de mettre au
point dans l‘unité la riposte qui
s‘impose.