Le 21 février 2008, à la demande
des syndiqués du dépôt de Narbonne, une
réunion a été organisée par
la fédération.
Étaient présents à
cette réunion :
- 7 syndiqués du dépôt
de Narbonne, dont le représentant syndical CGT, Bernard
PETRAC ;
- le représentant syndical CGT du
dépôt de Montpellier, Gilles CHUZEVILLE-HENRY ;
- a secrétaire du syndicat CGT du
dépôt de Tarbes, Yolande GUINLE ;
- Pascal LE BOULCH pour représenter la
Filpac-Cgt.
Nous avions également invité les camarades du
dépôt de Carcassonne à
participer à cette réunion. Mais, alors
qu’ils avaient paru intéressés
dans un premier temps (surtout quand ils ont appris les meilleures
conditions de rémunération obtenues par le
collectif CGT du dépôt de
Narbonne), ils ont préféré finalement
décliner l’invitation. Peut-être
pensent-ils être à l’abri des
conséquences du rattachement
Narbonne/Carcassonne puisque le dépôt de
Carcassonne est censé être le
dépôt « rattacheur » ?
Au cours de la
réunion, les camarades
de Narbonne, dont le dépôt devrait être
rattaché en 2009, ont exprimé
leurs inquiétudes sur leurs conditions de reprise dans le
nouveau
dépôt, celui-ci devant être construit
à Lézignan. Comme tous les
salariés du niveau 2 confrontés aux rattachements
de dépôts programmés
par les NMPP dans le cadre de leur « Défi 2010
», ils constatent que la
question sociale n’est jamais abordée et
qu’aucune négociation ne
s’ouvre avec la Filpac-Cgt pour accompagner ces rattachements.
Yolande Guinle a souligné les similitudes entre les
problèmes
rencontrés au dépôt de Narbonne et ceux
qu’elle rencontre dans sa
région. Cette similitude se retrouvant même dans
l’attitude adoptée par
les salariés de Montréjeau, persuadés
d’être sans doute eux aussi à
l’abri dans leur dépôt «
rattacheur »…
La
fédération a été
également contactée par les salariés
du dépôt de Colmar qui, comme
Narbonne et Tarbes, est dans la même situation de «
rattaché ». Les
salariés de Colmar partagent donc les mêmes
inquiétudes sur leur
devenir.
La position de la
Filpac-Cgt sur la création d’une
branche professionnelle du niveau 2 avec une seule convention
collective qui permettrait d’apporter des solutions de
reclassements,
de formation professionnelle ou de départ en retraite
anticipé, fait
l’unanimité. Mais reste à
résoudre la première question qui se pose :
Comment obliger le Syndicat national des dépositaires de
presse (SNDP)
et la direction des NMPP a accepter de s’asseoir à
la table de cette
négociation ?
Les participants ont
décidé de s’appuyer sur
les revendications communes des salariés directement
concernés par les
futurs rattachements afin d’obtenir des réponses
de la part de leurs
directions et des donneurs d’ordres. Pour cela, ils
décident la
création d’un collectif CGT du niveau 2. Dans ce
cadre :
- Le Filpac s’engage à prendre
contact avec les salariés de Mulhouse et Colmar pour les
inclure dans ce collectif de travail.
- Les
camarades de Narbonne vont envoyer un courrier et à leur
direction et
aux NMPP pour exiger l’ouverture de négociations
sur leur futur
transfert.
- En ce qui concerne Tarbes, Yolande a
déjà écrit aux
NMPP et a reçu une réponse de son directeur
général, Rémy Pflimlin, lui
confirmant la décision des NMPP de fusionner Tarbes et
Montréjeau.
Cependant, cette réponse ne répondant pas
à la question posée sur le
volet social du rattachement, un nouveau courrier sera
envoyé.
Le constat que, même si quelques salariés
s’élèvent contre les logiques
désastreuses du plan NMPP « Défi 2010
», le rapport de force reste
largement insuffisant pour porter notre politique revendicative. Il
faut donc que nous renforcions notre collectif !
C’est
pourquoi, il est essentiel de rechercher des solidarités
à tous les
niveaux de la presse (fabrication, impression, distribution) pour, via
le réseau de la Filpac, augmenter le nombre de
dépôts rattachés à la
Filpac-Cgt. C’est dans cet esprit, que les camarades nous
mandatent
pour intervenir lors de la réunion de la presse du grand sud
les 11 et
12 mars prochains à Ballaruc-les-Bains.