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Fédération
des Travailleurs des Industries du Livre, du Papieret de la Communication CGT 263, rue de Paris - case 426 - 93514 MONTREUIL CEDEX - Tél. 01 48 18 80 24 Fax 01 48 51 99 07 - 01 48 18 81 52 Site Internet : filpac-cgt.fr Un contrat social à l'insu de notre plein gré ? Admettons un instant que Sarkozy veuille réellement signer un nouveau contrat social avec les salariés : pourquoi si vite, avant Noël, liquider l‘ancien contrat social, résultant des acquis historiques, des lois et des codes sociaux ? Si les salariés, qui devront être consultés, ne sont pas d‘accord avec lui, il leur opposera le résultat du vote de l‘élection présidentielle ? La rapidité relève moins du style de l‘homme que d‘un impératif : le krach boursier de l‘immobilier américain se propage, enfle, gonfle, et va rattraper la croissance mondiale. Sarkozy veut présenter l‘addition sociale de son « nouveau contrat » avant le retournement économique qui se prépare. Contrat ? Un contrat suppose que les signataires se reconnaissent dans les termes négociés. Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, note à juste titre que Sarkozy « cherche à mettre en place un partenariat pour mettre en Œuvre ce que lui décide ». La méthode serait-elle à truquer la partie, mettre en scène de pseudo-négociations déjà ficelées par avance sur les bases du Medef ? Les rendez-vous fixés par le président ne seront des négociations que si la CGT, soutenue par les salariés, dans l‘unité syndicale, pèse dans ce sens. Nouveau
contrat ?
Ce qui est nouveau démode l‘ancien…
Où se trouve la nouveauté ? Placer
l‘individu au centre ? Examinons la cohérence du
discours. Mobilité et sécurité ? La mobilité requise est contenue dans les revendications du Medef, appuyées pesamment par le président : créer un nouveau contrat de travail limité à 5 ans, qui systématise la rupture « à l‘amiable », de façon à éviter le recours aux tribunaux prud‘homaux en faisant sauter l‘exigence légale de motif réel et sérieux de rupture du contrat. Dans les négociations en cours Medef-syndicats, de manière très significative, Sarkozy a choisi le côté patronal du contrat de travail le plus précaire possible. Quant à la sécurité, pour l‘instant, elle se résume à une vague espérance de formation sans garantie d‘emploi. Une
sécurité sociale découpée
en deux parties ?
La première relèverait de la couverture
universelle minimale, l‘autre
du niveau des revenus du salarié, qui pourra selon ses
moyens, épargner
pour s‘assurer contre la dépendance, les risques
de santé, etc. Pour
bien se faire comprendre, Sarkozy s‘en prend aux
régimes particuliers
de certaines catégories, qui font l‘effort
collectif de se payer leur
caisse de retraite à grand coup de cotisations.
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7:40:57 PM




