Une
dépêche AFP ambiguë...
Dans une
dépêche AFP du 22
juillet dernier, la section messagerie du SGLCE
dénonce l'emploi, par les NMPP, de stagiaires"au rabais pour remplacer le personnel en
congés" pendant
l'été. Dans la même
dépêche, sont dénoncés "ces
jobs d'été, séduisants pour les
étudiants en recherche d'une
rémunération" qui
seraient "en
réalité une perversion du concept de stage."
Si on ne peut
qu'être
d'accord sur la
dénonciation, par la section messagerie dans cette
même
dépêche, de "la
sous-traitance de la distribution des journaux que les NMPP confient
à des entreprises peu scrupuleuses de la
réglementation du
travail"
et de ces tentatives afin de "mettre
un
terme au statut des salariés des NMPP".
La dénonciation de ces conventions de stages qui "instaurent
la
précarité aux NMPP"
car elles permettraient "à
l'employeur de renoncer au contrat à durée
déterminée (CDD)..."
reste obscure.
En effet, en ce qui concerne les
ouvriers, ces
"embauches provisoires", qui existent depuis des décennies
pour
palier au sous-effectif d'été, sont bien
établies
par la signature d'un CDD. C'est donc les emplois de
stagiaires cadres et employés à peu de frais qui
sont ici
dénoncés.
Mais dans quel but ?
- Le phénomène est-il
nouveau ?
- Non. Cette pratique de stage en
entreprise a
déjà été
pratiqué les années
précédentes.
- Ces pratiques n'existent-elles qu'aux NMPP ?
- Non, bien sûr ! Toutes
les grosses
entreprises
utilisent cette méthode peu scrupuleuse pour
bénéficier d'un personnel motivé et
gratuit !!
- Les salariés embauchés en
CDD comme ouvriers à la SPPS (filiale du niveau 2
parisien des NMPP)
bénéficient-ils du salaire de base des
salariés
qu'ils remplacent ?
- Non encore !! Apparemment les
institutions
représentatives du personnel (100 % section messagerie) ont
accepté que les CDD de cet été soient
payés au point 1,32 de la grille de salaire SPP alors que
les
CDI de la SPPS sont rémunérés au point
1,49. Il
est à noter que le point 1,32 n'existe d'ailleurs pas dans le
protocole d'accord d'entreprise sur la modernisation de PDP signé
le 26 novembre 2004 par cette même section messagerie.
- Les "aides aux cadres"dans cette même
filiale
sont-ils
payés comme les cadres qui font défaut (les
contrats
durent parfois plusieurs mois !) ?
- Non toujours !!! Les aides aux
cadres
signent des CDD d'ouvriers rémunérés
au coefficient 1,32, coefficient qui, pour la raison
évoquée un petit peu plus haut, n'existe pas dans
cette filiale !
Alors, s'il faut bien sûr
dénoncer et
combattre tous les abus qui sont commis aux NMPP, il faut quand
même dire les choses comme elles sont et avouer, simplement,
que
le système de stages non
rémunérés (ou si
peu !) que développe à outrance les NMPP
concurrence les
demandes de "jobs d'été" faites par les enfants
du
personnel !
La section
messagerie ferait
mieux, par
l'intermédiaire du Comité d'entreprise par
exemple, de
faire respecter les coefficients de tous les salariés de la
SPPS, et ce, quelque soit leurs statuts. Et ensuite, il serait bon
qu'elle travaille à promouvoir l'emploi dans l'entreprise
plutôt
que d'être sans cesse demandeuse d'heures
supplémentaires,
de descentes sur repos et de doublages de journée qui sont
un
frein pour l'emploi !
Le secrétaire.
Dépêche
AFP du 22 juillet 2005.
NMPP:
la CGT dénonce l'emploi de stagiaires pour remplacer des
salariés
La CGT des Nouvelles messageries de la
presse parisienne (NMPP) a dénoncé vendredi
l'emploi par les NMPP de stagiaires "au rabais pour remplacer le
personnel en congés" pendant
l'été.
"Après la sous-traitance de la distribution des journaux,
confiée à
des sociétés peu scrupuleuses de la
réglementation du travail, puis
ses tentatives régulières de mettre un terme au
statut de ses salariés,
les NMPP usent aujourd'hui d'un dispositif pour le moins
irrégulier, en
recrutant des +stagiaires+ au rabais pour remplacer le personnel en
congés", indique la CGT dans un
communiqué.
Selon le syndicat, ces conventions de
stages "instaurent la
précarité aux NMPP" car elles "permettent à
l'employeur de renoncer au contrat à durée
déterminée (CDD) par lequel le jeune
salarié pourrait prétendre à une
rémunération similaire au salaire de base du
salarié qui occupe le poste habituellement".
"Ces jobs d'été, séduisants pour les
étudiants en recherche d'une
rémunération, sont en
réalité une perversion du concept de stage",
estime la (NDLR : on ne saura jamais la fin...)
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7:28:32 AM
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