M. Le Leu (NMPP): "nouvelles règles" pour les points de vente
10/12 17:58
: Ghislain Le Leu, directeur général des NMPP, a indiqué vendredi que
les coopératives d'éditeurs de presse travaillaient pour "de nouvelles
règles", visant à mieux réguler l'afflux de titres dans les points de
vente, qui seraient mises en place en février.
A l'occasion de
la 7ème Conférence Médias des Echos, M. Le Leu a estimé que "le
problème le plus important est le niveau 3 (diffuseurs de presse) qui,
aujourd'hui, vraiment est en difficulté".
Les coopératives
travaillent actuellement pour "donner de nouvelles règles qui
permettront aux points de vente de travailler dans des conditions
préférables: diminuer le nombre de papier, enlever et pouvoir renvoyer
les titres qui ne se vendent pas..."
Les quatre coopératives de
magazines des NMPP (Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne), les
deux de Transport Presse et celle des MLP (Messageries Lyonnaises de
Presse) devraient voter en janvier ces mesures "pour une mise en place
en février".
"Il faut que les éditeurs acceptent les
contraintes", a souligné M. Le Leu, rappelant qu'"on avait donné aux
éditeurs l'habitude de mettre tout le papier qu'ils veulent en totale
liberté". La loi Bichet (1947) stipule égalité d'accès et impartialité
de traitement entre tous les titres.
"Si un titre ne se vend
pas au bout de plusieurs semaines, ce titre ne sera plus dans un point
de vente", a expliqué M. Le Leu, mais ce sont les éditeurs qui voteront
"leurs propres règles".
La régulation des flux est une
revendication importante des diffuseurs et kiosquiers qui se plaignent
d'être débordés par la quantité de titres et d'exemplaires.
Le
deuxième dossier est la rémunération des diffuseurs de presse. "Une
étude est en cours parallèlement". Qui va financer? "Forcément les
éditeurs", a répondu M. Le Leu. "Nous, messageries, il faut qu'on fasse
des progrès pour diminuer tous les coûts à tous les niveaux".
Une trentaine de millions d'euros serait nécessaire, selon les
estimations en discussion, pour revaloriser la rémunération des
diffuseurs, actuellement d'environ 17% sur le prix facial des titres.
10:04:12 PM
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