La
justice a
tranché !
Le président du Tribunal de grande instance (TGI) de Paris a
rendu, le 13 juillet dernier, sa
décision quant à
la validité du mandat de représentant syndical
CGT du CHS-CT de la SPPS que notre syndicat avait
attribué, il y a un an, à notre
secrétaire général. En effet, depuis
les dernières élections professionnelles, le
CHS-CT de l'entreprise était loin d'avoir un fonctionnement
normal puisqu'il était pourvu de deux
représentants syndicaux CGT :
André Thierry,
désigné par le SGLCE, et Pascal Le Boulch,
désigné lui, antérieurement, par le
Syndicat Filpac-CGT de la SPPS.
Même si le règlement de ce conflit, interne
à notre organisation syndicale, par la justice ne donnait
pas
une image bien digne de la CGT du
Livre, les apparences étaient pour le moins
sauvegardées. La direction de l'entreprise assumant seule ce
brouillamini puisque c'est elle qui a officiellement
déposé ce
référé
d'heure en heure afin de régler les problèmes que
générait cette double
désignation. Donc, en dehors de certaines plaidoiries
toujours aussi détestables, il n'y avait pas un syndicat CGT
opposé à un autre syndicat CGT devant le
président du TGI mais bien une direction qui mettait ces
deux syndicats dos-à-dos et, de cette façon, LA CGT
face aux conséquences de son dysfonctionnement.
Cette décision, sans régler le
problème de fond, avait donc le mérite de nous
sortir (quand j'écris "nous" je pense bien sûr
à notre organisation syndicale) de cette situation
sordide qui empoisonne, depuis plus de deux ans, toute la profession et
freine toute tentative de reconstruction syndicale en Presse parisienne.
Nous apprenons aujourd'hui que le SGLCE et M. André
Thierry font appel de cette décision du TGI.
C'est donc maintenant un syndicat affilié à la
Filpac, en l'occurrence le SGLCE, qui traîne un autre
syndicat affilié à la même
fédération, le Syndicat Filpac-CGT de la SPPS,
devant les tribunaux, la Cour d'Appel de Paris, parce qu'il n'accepte
ni la décision du Président du TGI de Paris, qui
s'appui pourtant sur un récent arrêt de la Cour de
Cassation, ni
qu'un Syndicat d'entreprise représentatif puisse mettre
à mal son apparente hégémonie sur les
entreprises de la Presse parisienne.
Nous sommes loin du discours fade, qui se veut rassembleur,
grossièrement étalé dans les pages du
"Livre parisien" depuis des lustres ! D'ailleurs, dans le
numéro 315 de ce mois de juillet,
on peut lire
cette phrase
apparemment aussi vide de sens que toutes les autres, mais qui,
à la lumière des derniers
événements et dans l'optique de la
préparation de
ce syndicat à son prochain congrès, prend aujourd'hui tout
son
sens :
- "Nous proposerons de construire rapidement le syndicat
qui mettra fin aux divisions, aux freins et aux blocages, le tous
ensemble."
Apparemment, le but
avoué du SGLCE serait d'annihiler toutes les tendances
syndicales du Livre qui ne pensent pas comme eux ! Le "Tous ensemble !"
scandé à tout bout de champ ne serait donc pas,
comme on a pu s'y laisser abuser, un cri de rassemblement mais bien le
voeu d'arriver à une sorte de totalitarisme syndical... Il
est
évident qu'avec
le SGLCE comme seul syndicat CGT à Paris pour
représenter les intérêts des
salariés du Livre, et aux vues de leur
fonctionnement et de leurs pratiques syndicales, il n'y aura de place
à aucune diversité d'opinions !
En somme, après le
"Tous
ensemble !", on nous propose le "Tous ensemble, la tête
basse, au pas cadencé... De
gré ou
de force !!!"
Et "Tous ensemble" d'accord... Mais vers quels objectifs ?
Le Comité syndical.
Ordonnance
de référé du TGI de Paris rendu le 13
juillet 2005. (En PDF)
3:00:29 PM
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