LE BOULCH à oreille de la Presse
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Portage
Presse Quotidienne

| Négociation
de la convention collective … Réunion
du 6 décembre 2005
|
Le 6 décembre 2005,
s’est tenue, la énième
réunion sur l’élaboration de la
convention collective pour les porteurs de presse quotidienne,
après que les patrons aient annulé la
réunion de novembre.
L’ordre du jour portait sur :
L’ordre du jour portait sur :
- Le statut social des porteurs basé sur du temps de travail, avec une protection sociale non amputée par une assiette forfaitaire de cotisations URSSAF ;
- La formation professionnelle ;
- Le remboursement des frais professionnels.
Sur le statut social, après les entrevues aux ministères et à la direction de la sécurité sociale, qui proposaient de remplacer l’assiette forfaitaire, par les exonérations offertes aux patrons par la loi Fillon (voir les précédents comptes rendus), le GREPP (groupement des patrons de presse sur le portage) ont estimé que cela leur faisait un surcoût de 3 à 12%, selon leur étude comparative. Le comble, c’est que dans leur vision du seul maintien des rémunérations actuelles, ils deviennent les défendeurs des salariés, considérant qu’ils ne pouvaient pas faire perdre 15 à 20% du salaire net des porteurs, qu’entraînerait l’application de la loi Fillon (ne parlant pas au passage des droits normaux sur la protection sociale qu’elle procurerait).
La FILPAC-CGT, avec les autres organisations syndicales, ont rappelé leur opposition à toute réduction de cotisations patronales (offertes aux entreprises par le gouvernement) et tiennent à dénoncer les arguments patronaux, y compris ceux diffusés au sein des entreprises, qu’une cotisation normale pour une protection sociale normale, serait de nature à diminuer le pouvoir d’achat.
Car le GREPP tente de faire oublier notre revendication qu’ils vont devoir accepter par la reconnaissance d’un temps de travail (avec temps d’attente, encartages, temps pour ce rendre sur le lieu du portage et le temps du portage en lui-même) et rémunéré comme tel. Ce qui au regard du paiement à la tâche, actuel, aura des effets positifs pour les salariés, par l’augmentation, de fait, du salaire de base brut.
Quant aux moyens financiers, les patrons tentent de nous culpabiliser en faisant de ce secteur du portage un centre de coût. C’est quelque peu oublier que les éditeurs sont à la fois clients et patrons et qu’ils élaborent, comme ils veulent, le chiffre d’affaire des filiales de portage. C’est aussi, quelque peu oublier de renvoyer dans les filiales les importantes subventions de l’état que touchent les éditeurs pour l’aide au portage. C’est également faire abstraction que le portage est la capacité de développer la diffusion et d’être à l’écoute de la clientèle de se qu’elle attend, y compris dans le contenu, sans compter l’apport de trésorerie et la fidélité de la clientèle qu’elle procure par l’abonnement. Le portage est bien le centre ou la plus value s’exerce à plein dans le produit presse quotidienne.
La contradiction, c’est que, là ou nous devrions avoir une professionnalisation, synonyme de qualité et de statuts, apportant sécurité aux porteurs et capacité d’en vivre, nous ne trouvons que travail précaire, d’appoint, non reconnu comme métier et profession, y compris illégal, pour heures de travail dissimulées.
Au terme du débat, le GREPP, laisse encore la porte ouverte de la continuation de la négociation, attendant une nouvelle réunion avec le ministère de la santé, pour examiner d’autres propositions permettant de modifier, par arrêté, l’assiette forfaitaire.
Concernant la formation professionnelle, sur les bases des discussions précédentes, une commission de travail d’écriture de textes se réunira le 4 janvier 2006.
Sur les frais professionnels, le GREPP maintien sa proposition d’un remboursement sur la base tarifaire fiscale d’un cyclomoteur soit 0.126 € du km, majoré de 4% soit 0.176 €, au cas où l’entreprise exigerait un 4 roues, ou d’une distance de plus de 60 km, ou plus de 400 journaux à livrer. Elément nouveau, 30% de cette somme correspondrait au remboursement pour le carburant, soit 0.053 € du km, qui pourrait être variable et revu tous les 6 mois, en fonction des hausses ou baisses du pétrole. De fait, les 70% restant devraient couvrir l’amortissement, l’entretien et l’assurance. En un mot les patrons nous disant que c’est leur dernière proposition et qu’ils n’iront pas plus loin. Ils nous demandent de continuer de payer pour travailler.
La revendication des organisations syndicales étant de dire nous prenons la base de 0.176 € du km pour les seuls frais de carburant, comme base minimum conventionnelle, laissant aux entreprises de débattre de montant supérieurs, reflétant plus la réalité des frais engagés par le salarié pour son travail. D’autre part, un montant à négocier pour les frais d’entretien et amortissement et également, de façon séparée, le remboursement des frais pour couvrir la différence entre le coût de l’assurance véhicule personnel et celui à titre professionnel.
On n’a jamais vu,
ailleurs, que les salariés payaient pour leur outil de
travail.
| Il faut que partout, dans toutes les entreprises, que le problème soit revendiqué, en exigeant que dans la convention collective, qui s’élabore, les patrons acceptent d’aller plus loin, en donnant des obligations de bases identiques à tous les porteurs, en France. |
La date de la prochaine réunion est
le 9 janvier 2006.
Montreuil, le 16 décembre 2005.
5:34:55 PM



