LE BOULCH à oreille de la Presse
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La CGT F.I.L.P.A.C-CGT
COMITE INTER DU LIVRE PARISIEN
94, bd Auguste-Blanqui
75013 Paris
Tél : 01.43.31.53.51 – fax : 01.43.31.79.70
75013 Paris
Tél : 01.43.31.53.51 – fax : 01.43.31.79.70
Exploitation
scandaleuse des porteurs de presse
du journal
Libération.
Les salariés de PAP (Paris Action Presse), filiale de Libération chargée de livrer les abonnés portés des journaux Libération, Les Echos et La Correspondance de la Presse, se sont mis en grève dans la nuit du 15 au 16 février dernier.
Leurs revendications :
- Le déblocage de la prime annuelle que l’entreprise leur verse depuis 1999 !
- La réévaluation de l’indemnité kilométrique afin qu’elle prenne réellement en compte l’augmentation des prix du carburant.
- La
reconnaissance du travail de nuit.
« Non ! Désolé mais la direction de Libération vient de verser des sommes faramineuses aux salariés qui se trouvaient contraints de quitter l’entreprise et, du coup, il va falloir vous serrer la ceinture. »
Il faut dire que la somme plancher pour quitter l’entreprise Libération était de 40 000 € – certains « gros salaires » seraient partis avec plus de 300 000 €. Le paiement de cette prime annuelle à la petite centaine de salariés, qui ne gagnent qu’entre 500 € et 800 € par mois pour travailler dans des conditions inacceptables, ne coûterait au groupe que 25 000 € !
Apparemment, à Libé, on ne mélange pas les serviettes et les torchons !
C’est vrai qu’il n’y a pratiquement aucun Bobo dans la catégorie professionnelle des porteurs de presse…
Ces femmes et ces hommes se lèvent à 1 heure du matin pour aller travailler dans un local insalubre et sans chauffage, pour les mieux lotis, ou sur un bout de trottoir ouvert à tous vents à la sortie d’une station-service, pour les autres. Ils n’ont pas le droit d’être malades sous peine de perdre leurs primes de qualité et d’assiduité, partie non négligeable de leur salaire. Ils ne peuvent pas prendre leurs congés quand ils le souhaitent et ont toutes les peines du monde à faire payer à sa juste valeur le temps de travail effectué.
De plus, ils subissent constamment la pression de « chefs d’équipe » qui les menacent dès qu’ils décident d’user de leur droit de grève afin de dénoncer ces pratiques d’un autre âge.
Le Comité intersyndical du Livre parisien ne peut tolérer que perdure cette situation infamante pour toute la profession et demande que des représentants CGT soient reçus par la direction de PAP afin qu’un vrai dialogue social puisse s’instaurer dans ce secteur de la distribution de la presse.
Paris,
le 20 février 2006.


6:57:58 PM



