Politique salariale (suite)
Présents :
- du côté patronal : MM, Avignon, Challeil, Chamak, Guérin, Morel, peignier et Ranchet.
Mmes Baudoin et Louveau
- SGLCE : MM Akoun, Durin, Férignac, Le Corre et Ropert.
- CILP : MM Didelot, Le Boulch, Letréguilly, Martin, Monthureux et Peyrade.
Politique salariale :
Francis Morel, le président du SPP, commence la réunion en insistant sur la situation préoccupante de la Presse parisienne qui ne laisse entrevoir, à ses yeux, aucune embellie. Il insiste sur la nécessité de faire des économies le plus rapidement possible dans les entreprises de la Presse parisienne comme le prévoit l'accord du 30 novembre 2004.
Il insiste également, même s'il tient à réaffirmer l'attachement du SPP à la politique traditionnelle d'évolution des salaires fondée sur les indices, sur le côté exceptionnel de la négociation de cette année qui, à ses yeux, doit intégrer le résultat des négociations sur la grille des qualifications qui doit être signée avant le 31 mars prochain. Il nous alerte sur le fait que l'Etat et la DDM mette comme préalable à la mise en oeuvre du plan social de la profession, la signature de la grille des qualifications.
Enfin, il précise que l'indice de janvier communiqué le matin même fait état d'un chiffre négatif de -0,60%, ce qui, sans présager du cumul annuel pour 2005, les pousse à la prudence.
Gérard Letréguilly se réjouit de la présence de tous les éditeurs du SPP autour de la table et reprécise qu'il est impératif de déconnecter la politique salariale indiciaire des autres négociations régionales même s'il reconnaît les points de convergences entre ces différentes discussions. Les négociations en cours sur les réorganisations des imprimeries et des salles de rédaction sont suffisamment difficiles à faire admettre aux salariés, il serait judicieux de montrer à ces mêmes salariés que ces efforts pour arriver aux économies attendues ne sont pas un marché de dupes.
Jean-François Ropert défend l'idée qu'une grille de qualifications, si elle était signée, serait construite par rapport à la compétence, le degré de responsabilité, la pénibilité... Et que tout cela n'a rien à voir avec les augmentations d'un salaire défini dans cette grille de qualifications. Sur les -0,60%, il précise que tous les ans, les indices sont très bas en janvier et que, contrairement à ce qu'affirme Morel, il a déjà été en négatif.
Marc Peyrade intervient à son tour pour demander au SPP si la crainte de ne pas avoir d'accord sur la grille au 31 mars est la cause de leur réticence à commencer l'application de la politique salariale 2005. Il rétorque par avance à ces doutes qu'il trouve infondés que toutes les questions abordées dans le cadre de nos discussions ont trouvé des solutions et que, contrairement aux syndicats de journalistes, qui refusent tout simplement d'aborder les questions de la réorganisation des nouvelles plates-formes éditoriales. Cette double position nous donne le sentiment que c'est vous qui bloquez les discussions pour de mauvaises raisons.
Francis Morel, après avoir reconnu la pertinence de l'intervention de Peyrade sur la position des journalistes, demande une interruption de séance.
À la reprise des discussions, Morel assure nous avoir entendu et propose un texte qui reprend exactement la dernière proposition du SPP.
Notre délégation demande une interruption de séance en précisant que nous sommes très loin de tomber d'accord sur les bases de leur dernière proposition.
Lorsque la séance reprend, Gérard Letréguilly expose notre proposition élaborée pendant l'interruption de séance :
- Rattrapage de l'année 2004 au 1er mars.
- Un paragraphe où le SPP écrit ce qu'il nous a affirmé en début de séance sur sa volonté de rester attaché à la politique traditionnelle d'évolution des salaires fondée sur les indices.
- Supprimer le paragraphe qui tente de lier la politique salariale aux négociations sur la grille de qualifications.
- Un premier palier de 0,70% au 1er mai pour amorcer la revalorisation des salaires 2005 avec un engagements des parties à finaliser cette politique salariale 2005 dès connaissance de la loi de finance.
Après une nouvelle interruption de séance, Morel nous fait deux proposition :
- Soit un palier de 0,45% le 1er mars, suivi d'un palier de 0,20% le 1er mai.
- Soit un seul palier de 0,65% le 1er avril.
Nous demandons une dernière interruption de séance de manière à faire une dernière proposition car, après deux heures de réunion, nous pensons perdre notre temps.
La dernière proposition acceptable par notre délégation est de :
- 0,45% au 1er mars
- 0,50% au 1er mai
Avant d'en finir, Morel propose un palier de 0,80% au 1er avril.
La réunion se termine après 2 heures de négociation sur une suspension de séance avec un rendez-vous pour le lendemain 9H30 avec la volonté de terminer cette négociation salariale ou de constater notre désaccord.
10:43:53 PM
|
|