La politique de "la tête sous l'eau" !
Solidarité syndicale |
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| La nouvelle politique du CHS-CT |
Apparemment, lorsque des camarades vont se retrouver, à cause des "accidents de la vie", avec une incapacité à effectuer certaines tâches dans nos ateliers, il ne sera plus question de leur venir en aide en leur trouvant des postes de travail adaptés comme nous l'avons toujours fait à la Vente-à-Paris puis à PDP.
François Ewald, célèbre philosophe du Medef.
"Dans les faits, les gens essaient d'optimiser la protection qu'on leur offre ; ils aménagent situations et statuts de manière à utiliser au mieux les aides qu'ils perçoivent. La Sécurité sociale, par exemple, est-elle seulement une assurance contre la maladie ou une incitation à constituer comme maladie toute une série d'événements de la vie ?"
En effet, la porte est maintenant ouverte pour une discrimination salariale entre les "bien-portants" et ceux qui subissent une incapacité partielle au travail (les fameuses "feuilles vertes"*) puisque déjà, grâce à la malheureuse initiative du secrétaire du CHS-CT, ils ne pourront plus, comme tout ouvrier "valide", bénéficier de la possibilité d'effectuer les heures supplémentaires demandées par la direction lorsque un sous-effectif est constaté. Je ne vois pas au nom de quoi, ils pourraient, des jours durant, travailler sur un poste de travail au même salaire qu'un ouvrier sans "feuille verte", mais qu'ils ne pourraient pas effectuer cette même tâche, sur le même poste de travail simplement parce que leur salaire horaire serait augmenté de 33%, 50% ou 100% par la simple mécanique des majorations des heures supplémentaires... À moins d'admettre que les personnes à "capacités réduites" doivent accepter de voir minorer leur salaire en fonction de leur incapacité à réaliser certaines tâches.
On ne peut que s'interroger sur cette position d'un Comité d'hygiène, sécurité et conditions de travail 100 % CGT qui rejoindrait un peu la position du Médef qui cherche à faire partager sa vision idyllique d'une "société à risque" où seraient absents les filets de sécurité des "défaillants de santé".
Sans doute estime-t-on que leurs ennuis de santé, déjà très difficile à vivre psychologiquement, ne leur posent aucun problème financier.
À quand le licenciement systématique des handicapés pour améliorer la productivité !
* Feuilles de restrictions d'aptitudes à effectuer certains travaux délivrées par la médecine du travail.
2:10:52 PM
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