
Jeudi 6 octobre 2005
Chers Camarades,
Je profite du secteur presse de ce matin
pour m’adresser à l’ensemble des
secrétaires et responsables de syndicats de la
Fédération du Livre et attirer, une nouvelle
fois, leur attention sur certains agissements de
délégués du SGLCE et de
l’Ufic-Lc-bureau-parisien.
Depuis maintenant 3 ans, nous avons vu
se multiplier des comportements de voyous : les violences verbales
accompagnent allègrement les menaces physiques, et
déconsidèrent l’ensemble du mouvement
syndical en bafouant les règles des plus
élémentaires du dialogue démocratique.
- Est-il normal que des
syndiqués Filpac-CGT insultent, menacent et
harcèlent – et je pèse mes mots -
d’autres camarades de la Filpac-CGT avec lesquels ils sont en
désaccord ?
- Peut-on accepter que ces
dépositaires du sigle CGT brisent
systématiquement les mouvements de grève
d’une autre « tendance » de la CGT et se
comportent en « jaunes » dans le but
d’asseoir un pouvoir dictatorial sur la distribution niveau
II à Paris ?
- Comment un syndicat CGT,
toujours le même, peut-il attaquer
systématiquement en justice les mandats donnés
par un autre syndicat CGT ? Et quand lorsque la justice tranche en sa
défaveur, comment peut-il en être
réduit à utiliser encore et toujours ces
méthodes d’un autre âge ?
-
L’éthique du coup de poing dans la gueule a-t-elle
vraiment sa place dans un mouvement syndical moderne ? Quel combat
poursuit-on, et qui s’agit-il d’éliminer
? Je sens, moi, dans cet acharnement brutal, l’absence de
finesse, le manque de vision d’avenir,
l’incapacité à accompagner les
transformations de la société,
l’inaptitude à proposer et à
construire, bref, la bêtise et l’impuissance.
Juste un exemple : deux jours sans
presse, les 8 et 9 septembre derniers, le recours à
l’arme atomique uniquement pour interdire à deux
camarades du syndicat Filpac-Cgt de la SPPS de suivre une formation de
cadre !!! Notons d’ailleurs à cette occasion que
les mêmes qui se réclament de l’esprit
de la « vraie » CGT ne se sont pas
gênés pour traîner publiquement dans la
boue la Fédération et son secrétaire
après qu’un communiqué du bureau
fédéral vint condamner leur attitude
irresponsable.
Alors, où en sommes-nous ?
Je sais que la majorité
d’entre vous condamne ces méthodes qui
discréditent le syndicat du Livre. Mais condamner ne suffit
plus, sauf à risquer de perdre toute
crédibilité. La refondation syndicale qui doit
permettre au Livre de préserver et de renforcer ses
positions dans tous les secteurs de la presse suppose d’abord
une attitude constructive, et ensuite de pouvoir s’appuyer
sur des militants qui partagent l’ambition commune,
plutôt que sur des éléments
incontrôlables … ou que d’aucuns peuvent
avoir intérêt à essayer de faire passer
pour tels.
Pascal Le Boulch
Secrétaire général du Syndicat
4:39:29 PM
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