Vente
des titres Socpresse
Pour
la transparence des transactions
et la
priorité à l’emploi des
salariés
La FILPAC CGT s’interroge sur les raisons qui poussent le
groupe Dassault-Socpresse à couvrir de
l’opacité la plus totale ses opérations
de vente des titres de presse quotidienne régionale, en
particulier ceux de la Financière Delaroche (Le
Progrès de Lyon, Le Dauphiné
libéré de Grenoble, Le Bien Public de Dijon, La
Tribune Le Progrès de Saint-Etienne...)
Que cache donc ce secret qui oblige les salariés des titres
concernés à scruter le moindre indice dans la
presse concurrente ? Ainsi les Echos, employant le conditionnel,
indique que le groupe espagnol Vocento (leader de la presse quotidienne
régionale dans la Péninsule) et son actionnaire
Sud-Ouest tiendraient la corde, et auraient
décroché une exclusivité
jusqu’à mi-novembre. Un mystérieux
autre acheteur, par ailleurs, serait apparu dans ce que les
enquêteurs des salles de rédaction appellent la
« short list » des acheteurs potentiels.
La FILPAC CGT appelle les
agents participant aux ventes, à commencer par les
responsables de la Socpresse, à pratiquer la transparence,
tant à l’égard des principaux
concernés, les salariés,
qu’à l’égard des lecteurs.
Elle formule à
l’égard des vendeurs et des acquéreurs
trois exigences :
- La dimension sociale doit être prise en compte en
priorité, avant même les
intérêts financiers.
- Les salariés et les institutions
représentatives du personnel doivent recevoir les
informations sur la cession avant qu’elle ne se
réalise, et des négociations sur tous les aspects
sociaux doivent débuter tant avec le repreneur
qu’avec le vendeur, de façon à
préserver l’emploi de toutes et tous.
- L’avis des salariés et des
élus doit être non consultatif mais
déterminant dans le choix du repreneur.
Incompatible avec le respect du pluralisme et de la presse quotidienne,
le secret des affaires semble réunir de façon
clandestine quelques initiés.
S’apprêteraient-ils à porter atteinte
aux titres dont Serge Dassault veut à toute force se
débarrasser ?
Se situant aux côtés de tous les
salariés des titres concernés et en
défense de la pérennité des quotidiens
visés par les transactions en cours, la FILPAC CGT
émet un avis d’alarme : la presse quotidienne est
une chose trop sérieuse pour être
abandonnée aux arrière-boutiques obscures de
quelque groupe financier que ce soit. Que la lumière soit
faite de toute urgence sur les activités mercantiles du
moment ! Que l’emploi soit prioritaire par rapport
à toute autre considération.
Montreuil, le vendredi 21
octobre 2005
10:05:27 AM
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