La
CGT
F.I.L.P.A.C-CGT
COMITE INTER DU LIVRE
PARISIEN
94, bd Auguste-Blanqui
75013 Paris
Tél : 01.43.31.53.51 – fax :
01.43.31.79.70
Villepin
et
le contrat première embrouille
A travers la mise en place du CNE
(contrat nouvelle embauche, réservé au plus de 26
ans) et aujourd’hui le CPE (contrat première
embauche, destiné au moins de 26 ans), le gouvernement de
Dominique de Villepin organise la précarité
d’une grande partie de la population,
déjà soumise à
l’insécurité sociale et professionnelle.
Ce pseudo-contrat n’est pas un
contrat à durée
indéterminée, quoi qu’en disent les
responsables de ce gouvernement, mais un contrat
indéterminé. Il avalise (comme le CNE) dans le
monde du travail un nouveau statut : celui de salarié
à durée flexible, puisque ledit
salarié peut être révoqué
à tout moment sans aucun motif justifiant ce renvoi.
Le CPE n’offre pas les
garanties conventionnelles du CDI ; il n’offre pas non plus
la stabilité d’un CDD et les droits
afférents que celui-ci suppose : durée de
présence dans l’entreprise garantie ; prime de
précarité de 10 % et possibilité
ensuite d’obtenir l’assurance chômage,
selon le temps de cotisation durant les dernières
périodes travaillées. Au contraire, le CPE et le
CNE contiennent tous les éléments qui renforcent
l’insécurité vécue par les
jeunes et moins jeunes : être corvéable
à merci ; ne pas pouvoir se défendre ou
s’organiser syndicalement car
précarisés, etc.
Cerise sur le gâteau. Selon
des membres de la majorité un jeune pourra cumuler plusieurs
CPE durant son début (qui pourra durer longtemps) dans la
vie active.
Selon le schéma directeur de
la pensée ultra-libérale de Dominique de Villepin
et de ses affidés le parcours d’un jeune (ou moins
jeune) sans qualification ou peu qualifié est tout
tracé : pour ceux que la scolarité traditionnelle
ennuie, « une formation junior apprentissage »
à partir de 14 ans (loi sur
l’égalité des chances) qui
l’incitera à travailler quasi gratuitement pour un
employeur, ensuite, l’apprentissage, au mieux, ou des stages
parking ; enfin, des CPE en attendant d’accéder au
CNE. Entre différents CPE, ou CNE, une somme forfaitaire de
460 euros pendant deux mois si le salarié est
resté quatre mois dans l’entreprise, qui non
seulement remet en cause l’assurance chômage mais
s’apparente à une aumône
distribuée par l’Etat.
Il ne serait même pas utile de
signaler les nuisances du CPE (et du CNE) par rapport au CDI et au CDD
si elles ne permettaient de saisir la volonté patronale et
gouvernementale de saper les fondements du Code du travail, de
détruire les bases d’une
société solidaires. Tandis qu’on
exonère les entreprises de leur contribution
financières à l’effort collectif,
qu’on diminue l’impôt sur le revenu des
plus riches, on signifie clairement aux populations les plus durement
touchées par la crise (jeunes sans qualification,
rmiste, chômeurs longue durée…)
qu’elles ne sont que des variables d’ajustement
à l’intérieur d’un
système économique qui place en son centre le
pouvoir financier des actionnaires.
Pour réaffirmer nos valeurs,
pour indiquer que la solidarité
intergénérationnelle n’est pas un vain
mot, manifestons massivement le 7 mars 2006 pour dire non
à la politique de ce gouvernement.
Rendez-vous 14H00 Devant le cirque d’hiver.
1:06:40 PM
|
|