
Tous ensemble le 4 avril
Gagnons la sécurité de l’emploi pour
tous !
Embrouille, magouille, patouille…
Chirac, en service minimum au chevet de Villepin, promulgue la loi
scélérate du CPE, tout en promettant que
c’est pour rire ! Demain, la même
majorité aux ordres qui a adopté ledit CPE en
fera une autre pour l’amender, elle qui a fait passer en
douce, au cœur de l’été
dernier, le frère aîné du CPE, le CNE !
Sacré menteur…
Chirac, en réalité, porte un coup d’une
brutalité inédite au dialogue social,
érigeant sa surdité politique au rang de
méthode de gouvernement.
Surdité ? Oui, car existent 2
légitimités dans le pays :
- l’une, ce sont les institutions de la
République, qu’une majorité de
circonstance prétend asservir à son service
exclusif.
- L’autre, c’est celle de
l’opinion, des jeunes, du mouvement social, unis, qui rejette
intégralement ce CPE et la précarité.
Passée en force, cette loi n’est pas la justice.
Même son nom est mensonger : baptisée «
égalité », elle se nomme «
précarité ». La loi n’est pas
là pour instaurer la loterie des « chances
», selon les vœux du Medef pour qui tout doit
être précaire. Elle doit assurer
l’égalité de tous devant
l’emploi.
Reste que les moins de 26 ans sont passibles, dès
aujourd’hui, d’une loi d’exception qui
déroge au Code du travail et aux conventions collectives
pour leur retirer un peu de leur force. Reste que le CNE,
au-delà du sinistre CPE, court toujours, en compagnie des
CDD, stages bidon et autres intérims.
Qu’y changera cette hypothétique loi bis, que
demain, peut-être, ou alors après demain, la
majorité des députés Chirac/de
Villepin adopterait et ramènerait la période
d’essai à un an ?
Nous ne voulons pas, en exigeant le retrait du CPE, du retour au statu
quo d’avant, où la précarité
est devenue la règle.
Nous voulons faire
avancer la cause de l’emploi : chacune, chacun,
dans ce pays, doit être assuré d’avoir
accès au seul revenu auquel il peut prétendre, le
revenu du travail. Il s’agit de se prémunir du
risque de perdre son emploi ou de ne pas y accéder par
l’extension de la Sécurité sociale, en
plus des risques qu’elle assure déjà,
maladie et vieillesse.
Il s’agit d’abriter tous les salariés
des incertitudes du lendemain, qui bouchent l’horizon des
jeunes, qui font tant peur aux précaires, qui angoissent les
salariés, même les mieux «
protégés ». En un quart de
siècle de chômage, aucun contrat, aucun statut,
même les meilleurs, n’ont pas suffi pour
empêcher les licenciements.
Alors nous voulons
bâtir une nouvelle sécurité de
l’emploi, pour tous. Retrait du CPE, plus que jamais ! Plus
encore : allons ensemble conquérir une véritable
sécurité sociale de l’emploi !
Puisque Chirac/de Villepin font exprès de ne pas nous
entendre et abusent des institutions pour passer en force en
permanence, faisons de ce 4 avril une journée de plus grande
ampleur que le 28 mars.
Rejetons le putsch
anti-social de cette sale loi.
Se battre contre les
suppressions d’emplois dans nos entreprises, et exiger le
retrait du CPE, c’est la même démarche :
nous voulons que les jeunes entrent par la grande porte dans nos
propres secteurs d’activité.
Par les
assemblées générales, dans
l’unité, la meilleure réponse
à Chirac, est d’organiser le 4 avril avec plus
d’actions, plus de grèves (allant
jusqu’à 24 heures), plus de manifestations.
Montreuil, le
samedi 1er avril 2006
8:43:18 AM
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