
Déclaration
de la Cgt
Il faut abroger le CPE
sans attendre
La mobilisation d’aujourd’hui est une
nouvelle
réussite. A l’opposé de tout
essoufflement, plus de
3 millions de manifestants ont défilé dans 190
villes,
déterminés et unis, à
l’appel des 12
organisations syndicales.
S’il apparaît qu’il y
a
légèrement moins de grévistes dans le
secteur
public, nous comptabilisons beaucoup plus d’arrêts
de
travail dans le secteur privé. Il est à remarquer
que de
nombreux manifestants de ce jour n’étaient pas
présents mardi dernier. Par contre, certains ayant
défilé précédemment
n’ont pu
être présents cette fois-ci. Pour nous, cela
indique un
élargissement du nombre de salariés
engagés dans
l’action. Partout, nous constatons une forte
présence de
lycéens et d’étudiants.
A Paris, plusieurs délégations
des
confédérations syndicales d’Europe ont
accompagné John Monks, Secrétaire
général
de la CES, venu soutenir la mobilisation en France.
Cette impressionnante journée de
mobilisation est
d’autant plus appréciable que ces derniers jours,
nos
interlocuteurs se sont efforcés d’entretenir la
confusion
pour affaiblir le mouvement.
Le gouvernement et la majorité UMP
doivent se rendre
à l’évidence : salariés,
étudiants et
lycéens sont de plus en plus nombreux à
revendiquer
l’abrogation du CPE sans attendre.
Montreuil,
mercredi 5 avril 2006.
UNEF, CÉ, UNL, FIDL, CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSU,
Solidaires, UNSA
Déclaration
des organisations syndicales d’étudiants, de
lycéens et de salariés
Les formidables mobilisations unitaires de ces deux derniers mois, le
succès encore plus important des arrêts de
travail, grèves et manifestations du 4 avril, avec plus de 3
millions de manifestants, le développement du mouvement dans
les universités et les lycées, confirment la
conscience profonde de la gravité de la situation par les
salariés, les étudiants, les lycéens.
Rien, et notamment pas les manœuvres
gouvernementales, n’entame la détermination
croissante à obtenir le retrait du CPE, revendication
commune depuis le début de la crise.
Les organisations syndicales
d’étudiants, de lycéens et de
salariés rappellent qu’elles avaient, ensemble,
demandé au Président de la République
de ne pas promulguer la loi et d’éviter tout
passage en force.
Elles dénoncent l’imbroglio
créé par les décisions des pouvoirs
publics et prennent acte des initiatives parlementaires. Elles exigent
des réponses claires et rapides.
L’objectif des organisations syndicales
n’est pas de négocier des aménagements
au CPE mais d’obtenir son abrogation.
Elles rappellent que, pour permettre l’ouverture de
discussions ou de négociations sur l’emploi et la
formation des jeunes, la précarité et le
chômage, l’hypothèque du CPE doit
être, très rapidement, levée. Ce qui
passe par le vote, avant les vacances parlementaires (le 17 avril)
d’une loi abrogeant le CPE.
Dès aujourd’hui et avant le 10 avril,
elles appellent leurs organisations locales à rencontrer
dans l’unité les députés et
les sénateurs pour exiger le retrait du CPE et à
rendre publiques les réponses.
L’intersyndicale affirme son soutien aux
mobilisations étudiantes et lycéennes et,
notamment, à la journée d’action du 11
avril.
Afin de maintenir et développer partout la
pression, les organisations appellent leurs structures locales
à donner la plus grande visibilité à
leur exigence.
Pour les 12 organisations, la mobilisation n’est ni
suspendue ni abrogée. Elles conviennent de rester en contact
permanent et de se retrouver en intersyndicale le 10 avril 2006. Elles
se déclarent prêtes, faute d’une
décision rapide de retrait du CPE, à
décider d’un nouveau temps fort de mobilisations,
sans exclure aucun moyen d’action.
mercredi 5
avril 2006.
10:28:28 AM
|
|