Victoire : retrait
du CPE
Ensemble contre le CPE !
«
L’article 8 de la loi Egalité des chances va
être remplacé par un
dispositif en faveur de l’insertion professionnelle des
jeunes ».
C’est en ces termes que le Président de la
République signifie l’abrogation du CPE.
C’est un authentique succès de l’action
syndicale et de la
mobilisation unie des étudiants, des lycéens, des
salariés de toutes
générations.
Cette victoire donne confiance pour trouver des solutions
positives aux problèmes de la
précarité, de l’emploi des jeunes et de
toutes les catégories de salariés.
Montreuil,
le 10 avril 2006 – 10 h 45
Le
tract de la Cgt du 10 avril 2006 :

Retrait du Cpe, une
victoire qui en appelle d'autres
C'est
un authentique succès de l'action syndicale unitaire et de
la
mobilisation des étudiants, des lycéens, des
salariés de toutes
générations. Cette victoire appelle des suites,
dans les entreprises,
dans les branches professionnelles, dans les territoires, au niveau
national, pour transformer l'essai contre toutes les formes de
précarité et notamment le Contrat Nouvelles
Embauches.
Nous venons de gagner, ensemble, le retrait du
Contrat Première Embauche.
C'est un authentique succès de l'action syndicale unitaire
et de la
mobilisation des étudiants, des lycéens, des
salariés de toutes
générations.
Cette
victoire donne confiance pour trouver des solutions positives aux
problèmes de la précarité, de l'emploi
des jeunes et de toutes les
catégories de salariés.
Cette victoire donne confiance dans l'utilité et
l'efficacité du
syndicalisme dès lors qu'il mène une action unie
pour défendre les
intérêts des salariés.
Cette victoire appelle des suites, dans les entreprises, dans les
branches professionnelles, dans les territoires au niveau national pour
transformer l'essai :
- en mettant fin au Contrat nouvelle embauche (Cne) en le
remplaçant
par des Cdi et en refusant toute embauche en Cne dans les entreprises
de moins de vingt salariés,
- en requalifiant les Cdd et contrats intérim en
Cdi,
- en transformant les temps partiels imposés en
temps pleins,
- en combattant l¹embauche des seniors dans des
contrats précaires.
C'est tout le sens que la Cgt donne à son projet de nouveau
statut du
travail salarié et de Sécurité sociale
professionnelle pour lutter
contre la précarité et
l'insécurité sociale. Cela implique de
conquérir
: le droit à l'emploi stable et à temps plein,
les droits liés à la
personne du salarié et opposables à tout
employeur, des droits garantis
à tous sans discrimination, le droit à une
Sécurité sociale
professionnelle.
La Cgt appelle les salariés à poursuivre la
mobilisation à tous les
niveaux, sous des formes diverses, dans l'unité la plus
large, pour
obtenir l'ouverture de négociations sociales sur toutes les
revendications posées afin de gagner de nouvelles
conquêtes sociales.
Cette période a montré combien il est urgent dans
ce pays
de faire valoir la parole des salariés, des
étudiants et
des lycéens.
Aujourd'hui, pour conforter cette victoire contre le Cpe et pour des
prolongements dans les entreprises et dans le pays afin de permettre de
faire reculer la précarité et imposer des
avancées sociales, nous vous
invitons à participer au renforcement d'un syndicalisme
offensif,
unitaire et démocratique en vous syndiquant à la
Cgt.
Communiqué
des douze organisations syndicales
Après
plus de deux mois d'intenses mobilisations pour obtenir le retrait du
CPE, les organisations syndicales de lycéens,
d'étudiants et de
salariés, se félicitent de la décision
enfin annoncée de faire
disparaître le CPE de la loi. C'est un authentique
succès à mettre à
l'actif de la détermination, de la
persévérance et de l'unité
d’action
du mouvement.
UNEF,
CÉ, UNL, FIDL, CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSU,
Solidaires, UNSA
Après plus de deux mois d'intenses mobilisations pour
obtenir le
retrait du CPE, les organisations syndicales de lycéens,
d'étudiants et
de salariés, se félicitent de la
décision enfin annoncée de faire
disparaître le CPE de la loi.
C'est un authentique succès à mettre à
l'actif de
la détermination, de la persévérance
et de
l'unité d’action du mouvement.
Les organisations syndicales appellent les étudiants, les
lycéens et
les salariés à marquer comme il convient ce
résultat de leur action.
Elles restent vigilantes jusqu'à ce que la loi
destinée à faire
disparaître le CPE soit effectivement votée et
promulguée, les actions
décidées pour le 11 avril s’inscrivent
dans ce cadre.
Ce succès remporté sur le CPE donnera
à tous la confiance et la
dynamique nécessaires pour permettre que les questions de
l'emploi des
jeunes, de la formation et de la précarité du
travail trouvent
rapidement des réponses, ainsi que les questions
posées par toutes les
organisations syndicales concernant le Contrat Nouvelles Embauches.
Elles demandent que soient créées les conditions
pour que les étudiants
et lycéens ne soient pas pénalisés.
Cela vise notamment les examens,
les rattrapages éducatifs, les bourses, les
élections étudiantes et aux
CROUS. A chaque fois que nécessaire, des
négociations avec les
organisations, lycéennes, étudiantes et les
personnels de l'Education
doivent être menées.
Avec ce remarquable résultat, le syndicalisme par sa
mobilisation et sa
détermination pour le retrait du CPE a fait preuve de son
efficacité et
de sa responsabilité.
Communiqué du 10
Avril 2006

Après
le CPE…
Déclaration bureau fédéral FILPAC CGT
Le retrait du CPE acte
la victoire de la mobilisation unitaire, du rassemblement majoritaire
des salariés, des étudiants et des
lycéens, de sa détermination face au projet
libéral du pouvoir, initié par le Medef sur la
précarité.
Le CPE consacrait une précarité
déjà vécue, et représentait
cette dose intolérable de plus que la jeunesse et les
salariés ne pouvaient accepter. Ce mouvement a
démontré que la précarité
n’était pas l’état normal du
salariat, que le seuil de tolérance à la
flexibilité avait monté de plusieurs crans, et
que les jeunes n’étaient pas ces individualistes
conformes aux vœux des libéraux.
En cela, l’état-major du libéralisme
s’est trompé de situation : il voulait prouver que
les contre-réformes libérales pouvaient
être imposées malgré et contre
l’opinion publique et les syndicats. Il n’a pas
commis une simple erreur de méthode, mais une faute
d’analyse sur les rapports de force réels. La
preuve, cette offensive brutale a suscité contre elle une
unité inédite, moteur réel des
mobilisations.
Les confédérations syndicales des
salariés ont établi avec les organisations de
jeunes scolarisés une unité d’autant
plus solide qu’elles rencontraient elles-mêmes une
situation de blocage dans les négociations, une fermeture
conforme avec la tentative de passer en force du pouvoir.
La confiance du mouvement syndical, de la CGT en particulier, dans ses
propres capacités, le renforcement de sa
crédibilité sont les
bénéfices immédiats de son engagement
dans le combat contre le CPE.
La syndicalisation peut désormais s’envisager
à une toute autre hauteur, grâce au
succès de l’action collective.
Reste que la précarité ne prend pas la seule
forme du défunt CPE. Elle lui survit. De nombreux contrats
instaurant la flexibilité demeurent, le CNE frère
jumeau du CPE, et bien d’autres qui ont
créé une situation où
l’embauche, quand elle existe, se pratique d’abord
par les CDD.
La question majeure de l’après CPE,
c’est, tout en gardant les qualités du mouvement
contre le CPE (unité, mobilisation et action,
démocratie), comment s’engouffrer dans la
brèche ouverte dans la précarité pour
lui infliger une défaite majeure.
A cet égard, il n’est pas question, pour la
FILPAC, d’accepter un retour au statu quo d’avant
CPE, où le patronat fait en permanence le procès
de l’emploi, présentant la réduction
des effectifs comme la clé de la survie des entreprises.
Pas question non plus de marcher dans la manipulation des mots : la
flexibilité c’est la
précarité, et c’est la
sécurité de l’emploi qui
s’oppose aux deux termes.
Alors, la FILPAC CGT propose de pousser l’avantage
né du succès contre le CPE par les voies
suivantes :
- Dans les entreprises des secteurs industriels de la FILPAC,
la fédération appelle ses syndicats à
tout faire pour que les jeunes y entrent, avec un statut social
conforme aux acquis des anciens.
- Dans ces mêmes entreprises, le seul contrat qui
doit prévaloir est le CDI pour toutes et tous, dans les
sièges sociaux comme dans les filiales. Que les contrats des
précaires soient requalifiés en CDI.
- A l’échelle nationale, il
s’agit de s’attaquer frontalement à la
logique de précarisation du salariat par un combat pour une
logique inverse : ou bien c’est la
précarité - flexibilité, ou bien
c’est la sécurité. Et la
sécurité consiste à abriter tous les
salariés des incertitudes du lendemain, cette incertitude
qui est devenue un mode de domination économique et social.
- A l’horizon revendicatif doit se profiler non
seulement la défense de la sécurité
sociale, mais son extension à l’emploi. La FILPAC
CGT considère qu’à
l’individualisation des contrats répond la notion
de risque social s’agissant de l’emploi.
L’emploi n’est pas affaire de « chance
», de capacités individuelles, mais de droit
fondamental et de conception sociale, car les salariés
n’ont pour vivre que le revenu de la vente de leur force de
travail. Le statut du travail salarié doit changé
radicalement : aux aléas des décisions patronales
et des actionnaires doit se substituer une conception sociale, telle
que la Sécurité sociale l’a
fondée pour la santé, la vieillesse,
l’accident du travail, les revenus de la famille. Il
s’agit de rassembler une majorité dans
l’action, unitaire, pour aller décrocher ce
nouveau statut. Sans quoi le risque est grand de gérer au
coup par coup les plans sociaux, les fermetures
d’entreprises, les charrettes de licenciements.
- Le 48e congrès devrait être le moment
du lancement d’une telle campagne nationale,
d’explications, de débats, d’actions
pour contrer les manœuvres immédiates consistant
à dévoyer la notion de
sécurité vers une sécurisation qui
devrait se réduire à un compromis entre
flexibilité et sécurité.
C’est un véritable projet national qui doit
être construit pour être
fédérateur, unitaire, et marquer la
contre-offensive syndicale sur l’emploi. Il faut donner un
statut social à l’emploi, construisons-le dans la
foulée du succès contre le CPE.
Montreuil, le 11 avril 2006
4:37:30 PM
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