
Déclaration de
Bernard Thibault, Secrétaire général
de la Cgt
Non au passage en force
sur le CPE
Le conflit, d’une ampleur inégalée, qui
perdure depuis deux mois, va entrer dans une nouvelle phase
après la décision du Conseil constitutionnel et
l’intervention annoncée du chef de
l’Etat.
Il semble que la majorité parlementaire et le
Président de la République choisissent
d’ignorer le discrédit qui frappe
l’action gouvernementale pour imposer, par un passage en
force, la mise en œuvre du CPE.
Ce serait une décision très lourde de
conséquences.
C’est le Premier ministre qui a posé,
comme préalable, la liberté de licencier les
salariés sans que les employeurs aient de justification
à présenter.
C’est le Premier ministre qui a
contourné les organisations syndicales de
salariés, les représentants des
étudiants et de lycéens.
Le Président de la République doit
prendre la véritable mesure de la crise sociale, entendre
l’appel des 12 organisations syndicales et d’une
majorité de Français de toutes
générations.
Les salariés ne comprendraient pas qu’en
ces circonstances de petits calculs politiques inspirent le chef de
l’Etat.
La Cgt, quoiqu’il arrive dans les prochaines
heures, ne se laissera pas détourner de la revendication
centrale qu’elle porte depuis des semaines, dans un cadre
unitaire.
Non au CPE. Non au salarié jetable !
Montreuil,
jeudi 30 mars 2006.
2:47:50 PM
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