Les manifestations du 7 mars
2006 à Paris et en province ont été un
succès. Ceux qui comptaient sur un épuisement de
la mobilisation suite à l’adoption en urgence de
l’amendement CPE dans le cadre de la loi dite de
l’« égalité des chances
» grâce au 49-3 en sont pour leurs frais.
Les mobilisations mettent en
échec la politique du fait accompli menée par le
gouvernement. Les députés et sénateurs
de l’UMP, courroie de transmission du Médef, sont
démasqués. Leur objectif caché de
« contrat unique de travail » vise à
remplacer purement et simplement le contrat à
durée indéterminée (CDI).
Les politiques
libérales menées par Chirac-Raffarin puis
Chirac-Villepin pour installer la précarité
socio-professionnelle au sein de la société
atteigne leur pleine mesure dans la mise en place du CNE (contrat
nouvelle embauche) et du CPE qui nient
l’égalité des salariés
devant la loi. La discrimination professionnelle introduite par ces
deux pseudo-contrats veut inscrire dans le marbre
l’inutilité du Code du travail.
L’abrogation
du CPE doit s’accompagner de celle du CNE.
Pour cela, suite à la
formidable mobilisation citoyenne du 7 mars où les ouvriers
du Livre ont pris toute leur place, avec le CILP, il nous incombe
d’être encore plus nombreux le 18 mars pour dire
non à ce gouvernement qui ignore le dialogue social et les
besoins d’une population de plus en plus
précarisée.