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Déclaration
de Bernard Thibault, Secrétaire
général de la Cgt
Elargir la mobilisation
!
Chaque jour, la pression des salariés, des
étudiants et des lycéens sur le gouvernement se
fait de plus en plus forte pour obtenir le retrait du CPE et
l’ouverture de négociations pour
réduire la précarité.
Le Premier ministre est en grande difficulté.
Plutôt que d’apporter la seule réponse
de bon sens, qui consisterait à lever
l’hypothèque du CPE pour pouvoir engager un
dialogue sincère, Mr de Villepin entretient la confusion.
Aujourd’hui, à
l’Assemblée nationale, il propose «
d’engager sans a priori toutes les discussions
nécessaires » ajoutant aussitôt
« qu’elles doivent porter au-delà du CPE
», ce qui revient à exclure l’objet
principal du conflit.
Qui plus est, hier il certifiait devant les élus
UMP qu’il n’y aurait « ni retrait, ni
suspension, ni dénaturation du CPE ».
Le Premier ministre aurait tort de penser que son «
offre de dialogue » sera perçue, dans ces
conditions, comme une réelle volonté de
résoudre rapidement la crise sociale dont il porte la
première responsabilité.
Et pourtant, il y a urgence. Chaque jour perdu pour
répondre aux revendications ne fait
qu’accroître les tensions.
Pour l’heure, les organisations de la Cgt vont
continuer à élargir la mobilisation, dans
l’esprit unitaire qui fait son succès, pour rendre
incontournables le retrait du CPE et la tenue de
négociations pour faire reculer la
précarité.
Montreuil, le
22 mars 2006.
7:16:03 PM
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La
FILPAC CGT pour un 28 mars d’action unitaire,
de manifestation contre
le CPE, la précarité
pour la
sécurité de l’emploi
La FILPAC CGT exige le retrait du CPE comme une mesure urgente
d’hygiène sociale relevant de la protection de la
jeunesse contre la précarité. Le CPE
témoigne que l’intention de Villepin
n’est pas de combattre le chômage, mais de
s’en servir pour étendre
l’instabilité de l’emploi comme norme du
marché du travail.
Si le gouvernement et le patronat réussissaient à
imposer aux jeunes la majorité sociale à 26 ans,
la durée d’essai à deux ans, la
précarité permanente, que vaudrait le CDI,
emprisonné qu’il serait par le CPE, le CNE, le CDD
et l’intérim. Et que deviendrait le Code du
travail ?
La FILPAC CGT estime que c’est bien le socle fondamental du
contrat de travail qui est visé, et elle estime que tous les
salariés ont intérêt au retrait du CPE,
en particulier ceux du Papier, de la Publicité, de
l’Edition, de la Presse, du Labeur…
Elle déclare que le risque majeur de la perte de
l’emploi doit bénéficier, au
même titre que la maladie, la vieillesse ou
l’accident du travail, d’une
Sécurité sociale, financée,
comme les autres caisses, par des cotisations paritaires, garanties par
les pouvoirs publics.
Cette Sécurité sociale professionnelle, capable
de rompre avec la précarité et la
brutalité des licenciements et du chômage, doit
abriter toutes et tous des incertitudes du lendemain.
C’est pourquoi la FILPAC CGT fait sienne la
journée nationale unitaire d’action du 28 mars
2006. Elle appelle ses organisations et ses
adhérents à participer à
toutes les manifestations unitaires prévues ce
jour-là.
La FILPAC CGT appelle ses
organisations :
- à tenir dans les entreprises des
assemblées générales, en invitant si
possible les acteurs du mouvement des jeunes anti CPE,
lycéens, étudiants et leurs organisations
syndicales, de façon que l’adhésion des
salariés à sa démarche soit la plus
grande possible
- à tout faire pour faciliter
l’accès des salariés aux manifestations
du 28 mars, ce qui peut impliquer des arrêts de travail, dont
l’ampleur sera déterminée par les
assemblées générales et les
organisations syndicales concernées.
La FILPAC CGT considère que l’unité des
syndicats , des salariés et des étudiants et
lycéens est la clé de voûte du
mouvement contre le CPE, la précarité, et pour la
sécurité de l’emploi. Elle
s’engage à étendre cette
unité dans les entreprises relevant de son
périmètre fédéral.
Montreuil,
le 21 mars 2006
11:47:41 AM
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