La
Fédération des travailleurs des industries du
Livre, du Papier et de la Communication CGT apporte son soutien aux
salariés de France Soir en grève depuis
l’annonce du jugement du tribunal de commerce de Lille.
Ce tribunal, le 12 avril, a conduit le procès de
l’emploi des salariés de France Soir, de deux
manières. Il a ordonné de fait que les repreneurs
ne gardent que 51 emplois sur 112, leur préférant
les garanties bancaires de l’étrange couple Rey -
Brunois.
Il hypothèque lourdement l’avenir du titre, au
regard de la faiblesse insigne du projet éditorial et de
l’acrimonie dont le couple Rey – Brunois a fait
preuve, à Aubervilliers, à
l’égard de celles et ceux qui contribuent depuis
tant d’années à la survie du quotidien
historique. Le tandem Rey – Brunois a
déjà été rejeté
en 2004, l’imposer maintenant est une véritable
incitation à la colère collective.
Ce jugement est une tâche sur l’honneur des
éditeurs de presse parisienne qui ont courageusement
gardé le silence pendant le naufrage d’un de leurs
confrères. Les pouvoirs publics disposent de tous
les moyens pour sauver France Soir. Ils l’ont
prouvé par leurs interventions massives dans de grandes
affaires (GDF-Suez, Arcelor-Mittal). Pourquoi pas pour le titre
historique de la presse nationale ?
Messieurs du gouvernement, sauver France Soir est pour vous un devoir
immédiat !
Montreuil, le
13 avril 2006
11:01:59 AM
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